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Quand voyager est une affaire de famille

ÉVA 0928 Passeport de star
Photo courtoisie François Massicotte entouré de sa famille au Japon.

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ll ne s’est jamais considéré comme un grand voyageur. Plus jeune, François Massicotte se trouvait peureux, il n’aimait pas les longs parcours en avion, mais surtout, il croyait qu’il n’y aurait aucun retour sur son investissement. Aujourd’hui et grâce à sa conjointe Bianca Longpré, il a une tout autre opinion : « C’est elle qui m’a convaincu de faire de longues distances en avion pour visiter, avec nos enfants, des pays lointains comme le Japon et la Thaïlande. Voyager est la plus grande des richesses, il en reste des souvenirs impérissables et c’est le plus beau cadeau que l’on puisse offrir à ses enfants », dit-il.

Est-vrai que vous n’avez jamais été un grand voyageur ?

J’étais plutôt un cheap du voyage. Je ne voyageais que pour participer à des festivals ou pour donner des prestations à l’étranger.

Et pourtant, j’avais toujours rêvé d’aller à Hawaï... Mais je me disais tout le temps que ça coûtait trop cher. Alors je préférais m’abstenir en me disant que d’autres occasions de voyager se présenteraient pour mon travail. Mais ma vision a changé. Aujourd’hui, une partie importante de notre budget est consacrée aux voyages.

Vous connaissez bien la Californie, semble-t-il ?

Mon père était professeur d’histoire à l’Université du Québec à Trois-Rivières et quand j’ai eu 11 ans, il a voulu prendre une année sabbatique pour aller écrire un livre à San Diego. Après avoir loué notre maison de Trois-Rivières, nous avons traversé en famille les États-Unis au grand complet en tente-roulotte traînée par une Plymouth brune, sans air conditionné ! La chaleur était si intense que nous avons préféré traverser le Nevada en pleine nuit. J’y suis retourné plus tard avec des amis, nous avons fait Vancouver-San Diego, mais cette fois, en Westfalia de location.

Quels furent vos coups de cœur à San Diego ?

Le San Diego Zoo est magnifique, mais le Balboa Park qui l’entoure et que l’on compare au Central Park à New York l’est encore plus ! L’architecture espagnole et la végétation sont un vrai plaisir pour les yeux ! J’ai vraiment très hâte d’y retourner avec mes enfants !

Vous avez voyagé au Japon en famille en 2018. Parlez-nous de votre expérience...

C’est dans ce pays que je me suis senti le plus dépaysé. J’ai eu l’impression d’être à la fois dans un monde plus évolué en raison du fonctionnement impeccable des transports en commun et de la propreté incroyable de l’endroit, mais en même temps, j’ai trouvé les Japonais plutôt fermés et pas très joyeux. J’ai même cru percevoir chez eux un certain racisme. Ils refusaient de parler à mes trois enfants en raison de leur couleur de peau. Et pourtant, en Thaïlande, ils ont eu un accueil très chaleureux. Quand je me suis retrouvé le seul Blanc parmi la foule, personne ne me regardait, on m’ignorait. Nous ne nous sommes pas toujours sentis bienvenus en tant que touristes au Japon.

Leur mentalité est très différente...

Souvenir d’une étape à Disney.
Photo courtoisie
Souvenir d’une étape à Disney.

Dans les restaurants bondés de monde, il n’y a personne dehors sur les terrasses, alors que nous, les Québécois, les adorons. Au Japon, il faut faire des pieds et des mains pour trouver des hôtels avec piscines. Les plages sont désertes, car les Japonais n’en profitent pas. À Disney, nous étions les seuls dans la piscine. Et les heures d’ouverture étaient limitées. En plus, il y avait un tas de règlements sur place. Les Japonais sont forts sur les règles, alors que personnellement, j’ai de la difficulté avec la rigidité.

Avez-vous séjourné dans une auberge traditionnelle appelée ryokan ?

Tout à fait, mais lorsque nous sommes arrivés avec les enfants, nous avons été froidement accueillis. On sentait que notre présence dérangeait !

Mais il faut respecter leur mentalité. Le pays est bien organisé, le taux de criminalité est très bas, et ils ont un plein emploi !

Vous avez particulièrement apprécié votre voyage en famille en Thaïlande en 2016 ?

Les paysages de Krabi et de Railay sont magnifiques, leurs plages et leurs immenses rochers m’ont rappelé le film The Beach avec Leonardo Di Caprio. Pour nous y rendre, nous avons pris un longtail boat, une espèce de long bateau avec un moteur V8 attaché avec les moyens du bord. J’avais l’impression d’être dans le film Mad Max, et je dois l’avouer, je me suis senti très loin de chez moi. Mais la beauté des lieux valait le déplacement. Nous avons visité de magnifiques temples et pour faire plaisir aux enfants, nous sommes allés au Club Med de Phucket où nous avons été très bien accueillis. Nous avons fait un saut à Bangkok pour visiter un autre temple. L’immense quartier chinois est très impressionnant, quoique très chaotique.

Vous voyagez avec de très jeunes enfants à l’autre bout du monde ? Ça prend un certain courage, non ?

On ne s’empêche pas de voyager, parce que nous avons une famille, bien au contraire ! Bien sûr, les déplacements sont difficiles, il y a de nombreux défis à relever, et lorsqu’on revient d’un voyage au bout du monde, nous sommes épuisés ! Par contre, nous sommes d’avis que c’est le plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir. Ils découvrent de nouvelles cultures, ils sont ouverts sur le monde et ils en tirent des leçons. Même que Bianca a visité Bali avec nos deux plus jeunes alors âgés de 2 et 4 ans. Il ne faut pas avoir peur de foncer, car les souvenirs que l’on en garde sont impérissables et personne ne peut nous les enlever !

Vous avez eu la chance de visiter le Koweït en 2017 ?

François Massicotte au Koweït
Photo courtoisie
François Massicotte au Koweït

J’y suis allé pour donner un spectacle à la base des Forces armées canadiennes devant 300 Québécois. Un pays très strict où même l’alcool est interdit. Quelle expérience ce fut, moi qui adore les films de guerre. Pendant le jour, il ne fallait pas faire de bruit pour ne pas réveiller les pilotes qui volaient uniquement de nuit, pour éviter d’être repérés. Quel sentiment de savoir que je dormais à proximité de missiles sol-air Patriot ! Fascinant !

C’est vrai que vous appréciez aussi les clubs « tout compris » ?

Le Club Med en République dominicaine est la destination de prédilection de la famille pour des vacances reposantes.
Photo courtoisie
Le Club Med en République dominicaine est la destination de prédilection de la famille pour des vacances reposantes.

Pour se reposer, notre endroit de prédilection est le Club Med de Punta Cana. Ce n’est qu’à quatre heures de Montréal, le club est à proximité de l’aéroport et la nourriture est excellente. Le genre d’endroit où on met facilement son cerveau en pause ! Mais on a aussi envie de vivre autre chose comme, par exemple, louer une voiture et visiter le vrai Cuba en road trip ! J’ai également toujours le rêve de visiter Hawaï et d’aller un jour en Italie.

Dans quel pays seriez-vous capable de vous installer ?

À Chiang Mai, en Thaïlande, là où l’on retrouve des réserves pour éléphants qui ont été maltraités. Ces animaux subissent de graves souffrances lors de dressages pour des spectacles ou pour que l’on puisse les monter pour des randonnées. Des activités à proscrire, car les traitements infligés pour les casser sont terribles. Je les ai vus paralysés avec seulement deux pieds de chaîne, et ça m’a brisé le cœur, j’en ai même pleuré. Tellement que l’on s’est permis d’avertir les touristes, Bianca et moi, pour qu’ils sachent que ce que les éléphants subissaient était d’une très grande cruauté. Je me verrais bien y travailler et apporter ma contribution.


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