/sports/fighting
Navigation

Mathieu Germain faisait face à un vrai test...

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL |  Comme un bon père qui aime et défend son enfant, le promoteur Camille Estephan était émotif, samedi, au moment de parler de la défaite du boxeur Mathieu Germain.

«C’est la vie, il y a des embûches, il faut s’en remettre, a-t-il d’abord laissé tomber, à propos du K.-O. subi par Germain au cinquième round face au Mexicain Uriel Perez (19-4-0, 17 K.-O.) dans un gala présenté au Casino de Montréal. Il n’y a pas personne qui va pouvoir dire qu’on n’amène pas des vrais tests pour nos gars.»

«Je ne veux plus entendre parler des jambons, a enchaîné Estephan, qui déteste ce terme utilisé pour définir un boxeur plus ou moins dangereux. Les gens qui disent des jambons, c’est peut-être le reflet des gens qui parlent et qui disent ces choses-là. C’est vraiment décevant d’entendre de telles paroles quand les gars travaillent tellement fort et qu’ils mettent leur vie en danger. Mathieu aurait pu battre ce gars-là et les gens auraient dit que c’était un autre Mexicain parmi tant d’autres. Je ne veux plus entendre ça. Il faut respecter le sport.»

De son côté, Germain (17-1-1, 8 K.-O.) ne s’est pas défilé et a lui-même tenu à rencontrer les médias après sa première défaite en carrière.

«C’est très décevant, mais je garde la tête haute quand même, a indiqué le boxeur québécois de 30 ans. Je n’irai pas me cacher dans un coin après cette défaite-là parce que ça fait partie de la boxe.»