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Une pénurie de main-d'œuvre de plus en plus problématique

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La pénurie de main-d'œuvre qui frappe le Québec se fait de plus en plus sentir. Un problème qui s’amplifie par le retour en classe de plusieurs étudiants, particulièrement dans le secteur de la restauration.

Selon un sondage de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), 81% des PME affirment avoir de la difficulté à recruter des employés. Au Québec, c’est plus de 140 000 travailleurs qui manquent à l’appel afin de pourvoir les postes vacants.

La situation est particulièrement criante dans le milieu de la restauration. D'ailleurs, certaines succursales de la chaîne Tim Hortons sont aujourd'hui obligées de fermer leurs portes la nuit pendant quelques heures, faute d'avoir suffisamment d'employés, a constaté TVA Nouvelles.

Pour le conseiller aux affaires économiques et gouvernementales de la FCEI, Gopinath Jeyabalaratnam, la solution est de se tourner vers les jeunes.

«Il y a environ une centaine de milliers de jeunes qui peuvent travailler, mais pour différentes raisons, ils n’ont pas eu accès à un emploi. Donc, on peut travailler là-dessus, pour leur offrir des opportunités et des occasions d’aller chercher des emplois, par exemple dans le secteur touristique.»

Plusieurs étudiants croient qu’ils n’ont pas suffisamment de scolarité pour trouver un emploi. C'est une erreur, selon M. Jeyabalaratnam. «C’était vrai il y a un certain moment, mais ce n’est plus vrai maintenant. Il y a environ 75 % des emplois qui ne sont pas pourvus qui demandent peu ou pas du tout de scolarité.»

Cette jeune main-d'œuvre nécessite par contre des accommodements par les employeurs qui doivent permettre une certaine flexibilité dans les horaires, un taux horaire intéressant et même des avantages sociaux, a insisté le porte-parole.

D’ici 10 ans, le quart de la population du Québec sera âgé de plus de 65 ans.