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C’était écrit dans le ciel

Il aurait fallu un miracle pour que Charles Hudon amorce la saison avec le Canadien

Canadiens pratique
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Charles Hudon et l’entraîneur Claude Julien ont maintes fois échangé pendant le camp d’entraînement.

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Charles Hudon a beau avoir disputé cinq des sept matchs préparatoires du Canadien, son sort semblait scellé avant même qu’il ne se présente à la séance d’examens physiques marquant le début officiel du camp d’entraînement.

D’ailleurs, au bout du fil, la voix de l’attaquant était plutôt monocorde quelques instants après l’annonce que Charlie Lindgren et lui, ignoré par les 30 autres formations de la LNH, allaient se rapporter au Rocket de Laval.

« Je préfère ne pas donner d’entrevue aujourd’hui, Jonathan. On se verra dans quelques jours », s’est-il contenté de dire.

Hudon n’a pas connu un mauvais camp. Il est l’un de ceux qui ont déployé le plus d’intensité au cours du calendrier présaison. Avec un peu de chance, incluant le but qui lui a été bêtement refusé à Toronto, il aurait peut-être enfilé l’aiguille à deux ou trois reprises.

Aurait-ce tout de même été suffisant ?

Quelques indices

Il y a longtemps que les indices s’accumulent pour prouver que l’attaquant de 25 ans ne fait plus partie des plans de Claude Julien. À commencer par les 22 dernières rencontres de la dernière campagne qu’Hudon a regardées depuis la passerelle.

Même chose pour cette offre qualificative à deux volets présentée par Marc Bergevin à la mi-juin. Évidemment, il ne s’agissait que d’une formalité et un directeur général tente toujours de tirer la couverture de son côté.

Toutefois, dans la situation dans laquelle se trouvait le choix de 5e tour du Canadien en 2012, le message de la direction était tout de même clair : on ne croyait pas réellement en ses chances de passer toute la saison avec le grand club.

Julien peu impressionné

Hudon a-t-il eu une véritable chance de se faire valoir ? Oui, mais elle n’a duré que quatre rencontres. Au début du mois de novembre, Hudon a obtenu une courte audition à la droite de Jonathan Drouin et de Max Domi. Une défaite de 5 à 3 au Madison Square Garden, au cours de laquelle cette unité a terminé avec un cumulatif de -10 a sonné la fin de l’essai pour Hudon.

Immédiatement relégué au quatrième trio, Hudon a tenté de revenir dans les bonnes grâces de son entraîneur. Quelques semaines plus tard, 24 heures après avoir été laissé de côté lors d’une visite à Buffalo, Hudon distribuait 13 mises en échec aux joueurs des Bruins.

Ce sommet dans la LNH, l’an dernier, n’avait guère impressionné le pilote franco-ontarien.

« Je ne dis pas que c’est mauvais qu’il ait appliqué autant de mises en échec, mais je ne lui ai pas demandé de changer son style », avait-il déclaré dans les jours suivants.

Hudon n’a revêtu son uniforme que quatre fois lors des deux mois suivants.

Pas de casse-tête pour Bouchard

À moins qu’une transaction ne survienne avant le lancement des hostilités dans la Ligue américaine, le Rocket misera sur Karl Alzner, Dale Weise, Phil Varone, Xavier Ouellet, Matthew Peca et Hudon. Il y aura du vétéran au pied carré dans le vestiaire de Joël Bouchard.

Or, un règlement stipule qu’une équipe ne peut habiller plus de six vétérans dans un même match (excluant les gardiens). Cinq d’entre eux ne doivent pas avoir disputé plus de 320 matchs au niveau professionnel.

Or, Hudon, avec 317 rencontres, et Peca, à 263, s’inscrivent dans la catégorie tout juste en dessous, celle de vétéran intermédiaire. Ce qui signifie que Bouchard aura le loisir de faire appel aux six hockeyeurs énumérés plus haut sans se casser la tête.