/sports/opinion/columnists
Navigation

La victoire échappée

Coup d'oeil sur cet article

Si Antonio Pipkin n’échappe pas le ballon, questionne-t-on la décision de Khari Jones ?

Probablement pas.

On aurait dit que Jones a parié, qu’il a opté pour le tout pour le tout et qu’il a gagné.

Sauf qu’il a perdu.

Avec une situation, troisième et quelques poussières, il a choisi le jeu le plus facile de la Ligue canadienne : le faufilage du quart-arrière.

Pourtant, un botté de placement aurait permis aux Alouettes de prendre les devants par un point. Avec une minute à faire.

Vivre avec sa décision

Jones, qui fait un travail colossal avec cette équipe, dit qu’il prendra la même décision si l’occasion se présente à nouveau.

Sur ce point, je n’en suis pas certain.

Pipkin a échappé le ballon et Jones a échappé la victoire.

Remarquez bien que les Alouettes ne méritaient pas de quitter Vancouver avec une victoire.

Matthew Shiltz a éprouvé des difficultés tout au long du match, ne parvenant pas à s’évader de la pression exercée par les Lions. Mais, dans d’autres circonstances, il a été brillant.

Sauf que les Alouettes n’ont pas joué à la hauteur des attentes.

Ils avaient l’occasion de confirmer leur participation aux séries éliminatoires, ils ont échoué.

Et c’est pourquoi la décision de Jones soulève des interrogations.

Si près...

D’accord, si Pipkin n’échappe pas le ballon, c’est une autre histoire. Cette décision de Jones repose entièrement sur la théorie qu’il ne voulait pas donner le ballon aux Lions avec une minute à faire et un écart d’un point.

Il voulait un touché tout en gagnant de précieuses secondes.

Mais, aurait-il été plus juste de confier à l’unité défensive le défi de protéger cette priorité d’un point ? Cette unité qui ne manque pas de détermination bien que, samedi soir, Mike Reilly, le quart des Lions, ne semblait pas trop embêté par les Alouettes.

Ç’aurait été une chance à prendre.

Il a choisi l’autre option et il a fait chou blanc.