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Le CH: jeunesse et talent

Nick Suzuki a convaincu les décideurs qu’il a sa place avec le CH.
Photo Agence QMI, Joël Lemay Nick Suzuki a convaincu les décideurs qu’il a sa place avec le CH.

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Le temps est venu de remettre les bulletins. Peut-on douter de la présence de Nick Suzuki en Caroline pour le premier match de la saison ?

Absolument pas.

Deux autres noms : Ryan Poehling et Cale Fleury.

Plusieurs hypothèses sont à l’étude et la décision appartiendra à Marc Bergevin et sa garde rapprochée. Doit-on profiter du statut des deux joueurs pour les céder au Rocket de Laval, de la Ligue américaine, dans le but d’éviter que Christian Folin et Mike Reilly soient réclamés au ballottage ?

Ou encore quel est le vrai statut de Nick Cousins ?

Charles Hudon a été soumis au ballottage. Y a-t-il une équipe manifestant un intérêt pour lui ?

Peut-on laisser de côté un vétéran comme Nate Thompson ?

Pour l’instant, le dossier Jesperi Kotkaniemi nécessite une profonde réflexion.

Il faut croire qu’il a perdu la confiance de Claude Julien. Son temps d’utilisation ne laisse aucun doute. Kotkaniemi ne donne pas trop d’options à son entraineur, et ça remonte à l’an dernier, en deuxième moitié de saison.

Montréal ou Laval ?

Que doit-on faire avec lui ? Plus rien ne fonctionne. Un séjour à Laval s’impose-t-il ? Qui pourrait le remplacer ?

Si le Canadien entend insérer de jeunes joueurs dans la formation, respectant ainsi le plan établi par Bergevin et cautionné par le président, Geoff Molson, ils seront trois à faire le grand saut.

On s’en remettra alors au plan qui se résume ainsi : faisons confiance à nos jeunes joueurs.

Sauf que l’objectif d’une qualification aux séries éliminatoires occupe une place au sommet des propriétés. Dans la réalité, c’est le but visé. Carey Price veut gagner tout de suite. Shea Weber voit le temps passer et lui aussi souhaite des résultats concluants.

Donc, va-t-on préférer des vétérans qui changent d’équipe tous les deux ans ou même à tous les six mois et retarder la rentrée de joueurs identifiés comme étant ceux qui devront éventuellement porter le flambeau ?

Suzuki a fourni une réponse aux entraineurs. Donc, on n’a pas à se soucier à savoir s’il a les ressources pour évoluer dans la Ligue nationale. À voir la réaction des vétérans, particulièrement Weber, quand Suzuki a tranché le débat, samedi soir, on a vite compris qu’il a convaincu tout le monde et, surtout, les joueurs de la formation.

Au cours des derniers jours, on a soulevé la perspective que le Tricolore puisse affronter les Hurricanes, cette semaine, avec Poehling, Fleury et bien sûr Suzuki dans la formation.

Est-ce la réalité ou simplement de la fiction ?

Vétéran ou pas ?

On dira que Claude Julien prônera la présence d’un vétéran comme Nate Thompson plutôt qu’un joueur recrue. Il a 34 ans, il sait comment réagir selon certaines situations. Mais, d’un autre côté, je vous pose une question : si Poehling n’avait pas subi une commotion cérébrale, aurions-nous cette discussion aujourd’hui ?

Samedi, il n’a pas montré la même assurance que lors de son premier match alors qu’il s’était démarqué du groupe avec un jeu méthodique, prenant les bonnes décisions dans les trois zones. Cependant, le jeune homme ne souffre d’aucun complexe quand il écoule le temps en infériorité numérique, si ce n’est qu’il semble très à l’aise quand on lui confie cette mission. Et je retiens un commentaire de Bergevin, jeudi dernier : « Il y a toujours un moyen de fournir des minutes à un jeune qui évolue sur le quatrième trio. Il peut travailler en infériorité numérique... »

Et, il possède un élément qu’on ne trouve pas chez Thompson, si on veut faire des comparaisons.

Par exemple, devant les ennuis qu’éprouve Kotkaniemi, ne pourrait-il pas occuper le poste de centre au sein de la troisième ligne d’attaque ?

Qui d’autre peut remplir ce rôle ?

Finalement, Fleury a démontré de belles qualités, il a été un meilleur défenseur que Folin et Reilly. Il est plus talentueux et il possède beaucoup plus de ressources.

Je veux bien croire que l’on veut protéger certains joueurs parce qu’on ne veut surtout amenuiser la profondeur de l’organisation, mais, parfois, la réalité impose un changement dans la philosophie d’une organisation.

Suzuki, Poehling (malgré qu’il n’ait disputé que deux matchs) et Fleury ont passé les auditions avec grande distinction.