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Les États-Unis réclament à Damas de libérer 128 000 Syriens

Les États-Unis réclament à Damas de libérer 128 000 Syriens
AFP

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NATIONS UNIES | Le régime syrien du président Bachar al-Assad « doit libérer les détenus » syriens gardés de manière « arbitraire » dans le pays, a réclamé lundi l’ambassadrice américaine à l’ONU, en estimant leur nombre à 128 000.

« Près de 128 000 Syriens sont soumis à une détention arbitraire. Cette pratique est inacceptable et le régime d’Assad doit (les) relâcher », a déclaré la diplomate américaine Kelly Craft lors d’une réunion mensuelle du Conseil de sécurité consacrée au conflit syrien.

Elle a également plaidé pour qu’un accès aux centres de détention syriens soit accordé à des observateurs internationaux.

Depuis le début du conflit en 2011 qui a fait plus de 370 000 morts, le président syrien a procédé à plusieurs amnisties de prisonniers, notamment en 2014, 2018 et la dernière à la mi-septembre.

Lors de la réunion de l’ONU, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Vershinin a souligné que « l’élimination des terroristes à Idleb (nord-ouest) devait se poursuivre en se souciant au maximum de la vie et de la sécurité des civils ».

« Le temps est venu d’encourager et non de faire obstacle au retour de la Syrie dans la famille arabe », a aussi dit le ministre russe. La Syrie a été suspendue de la Ligue arabe en 2011. La question de sa réintégration divise depuis plus d’un an les États membres de l’organisation.

Lors de la réunion, tous les États membres du Conseil ont salué la création récente sous l’égide des Nations unies d’un Comité constitutionnel entre le gouvernement et l’opposition, au terme de près de deux ans de négociations laborieuses.

L’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a estimé que la formation du Comité représentait « le premier accord politique d’envergure entre le gouvernement et l’opposition » et qu’une Constitution révisée permettrait « un nouveau contrat social aidant à réparer un pays cassé ».

Une première réunion des 150 membres du Comité est prévue le 30 octobre à Genève. La révision de la Constitution est vue par l’ONU comme un préalable à la tenue d’élections en Syrie, incluant la diaspora. La semaine dernière, la Syrie avait souligné qu’aucune « date butoir » n’avait été imposée au Comité pour rendre ses travaux.