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Procès Ugo Fredette : Relation toxique, dit la famille de Fredette

Un sombre portrait de sa conjointe assassinée dressé

Michel Fredette s’est porté à la défense de son fils Ugo, accusé de deux meurtres, en témoignant en sa faveur au palais de justice de Saint-Jérôme, lundi.
PHOTO MARTIN ALARIE Michel Fredette s’est porté à la défense de son fils Ugo, accusé de deux meurtres, en témoignant en sa faveur au palais de justice de Saint-Jérôme, lundi.

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SAINT-JÉRÔME | Dans une manœuvre qui a fait sourciller la cour, la défense s’est affairée à dresser un sombre portrait de l’ex-conjointe d’Ugo Fredette, pour soutenir la thèse qu’elle l’aurait attaqué avant d’être tuée de 17 coups de couteau.

« Elle était très impatiente et agressive, Ugo ne faisait rien, il ne disait jamais un mot... C’était ça leur relation », a expliqué Michel Fredette, lundi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

M. Fredette témoignait au procès de son fils Ugo, accusé des meurtres au premier degré de sa conjointe Véronique Barbe et du septuagénaire Yvon Lacasse, survenus le 14 septembre 2017 à Saint-Eustache et à une halte routière de Lachute, dans les Laurentides.

Changement

Pour la Couronne, l’accusé de 43 ans a commis ces meurtres parce qu’il ne supportait pas l’idée que Mme Barbe allait mettre fin à leur relation. Mais pour la défense, il avait plutôt atteint un « point de rupture » en raison du dénigrement de la femme.

« La relation entre Ugo et Véro était devenue toxique », a assuré Éric Fredette, le frère de l’accusé, lundi.

Pourtant, la relation entre Mme Barbe et Ugo Fredette avait bien commencé, ont assuré tant le père que le frère de l’accusé.

Michel Fredette s’est porté à la défense de son fils Ugo, accusé de deux meurtres, en témoignant en sa faveur au palais de justice de Saint-Jérôme, lundi.
Photo Facebook

Mais les choses auraient changé quand Mme Barbe a ouvert une garderie.

« Elle est devenue impatiente, elle criait tout le temps, a expliqué le père d’Ugo Fredette. Elle était méchante, je ne la portais plus dans mon cœur », a ajouté le témoin.

Réaction de la juge

Éric Fredette a renchéri.

Eric Fredette
PHOTO MARTIN ALARIE
Eric Fredette

« On sentait qu’elle n’aimait plus mon frère », a-t-il témoigné.

La ligne de questions, très critique envers la défunte, a soulevé l’ire de la Couronne, qui a dit à la juge ne pas voir « en quoi ça va aider le jury ».

« Le fait qu’elle a déjà été impatiente ou agressive n’a rien de pertinent à la question finale que vous aurez à vous poser », a alors expliqué la juge Myriam Lachance au jury.


► Le procès se poursuivra mercredi, avec un nouveau témoin pour la défense, représentée par le criminaliste Louis-Alexandre Martin.