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La transformation reçoit un accueil mitigé

Jean-François Roberge
Photo Simon Clark Jean-François Roberge

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Les représentants des commissions scolaires et des professeurs dénoncent une réforme « inutile » pendant que les directeurs d’écoles saluent le projet de loi présentée mardi par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Si la pièce législative est adoptée telle quelle, les commissions scolaires seraient transformées en centres de services scolaires administrés par des conseils d’administration composés de parents, de membres de la communauté et de représentants du personnel.

« Brassage de structure inutile »

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) estime qu’il s’agit d’« un brassage de structure inutile ».

Sa présidente, Sonia Éthier, croit que le gouvernement devrait plutôt s’attaquer à des enjeux du milieu de l’éducation plus urgents tel l’ajout de ressources de soutiens aux élèves.

« Il y a énormément de problèmes à régler dans le système d’éducation en général », a-t-elle affirmé.

Économie de 45,5 Millions $

Le gouvernement Legault compte économiser pas moins de 45,5 M$ au cours des quatre prochaines années grâce à ce projet de loi, ce qui devrait permettre d’embaucher quelque 160 professionnels additionnels dans les écoles du Québec.

Pour le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier, les efforts devraient être mis à encourager la « persévérance et la réussite des élèves notammen ».

« C’est déconcertant de voir que le gouvernement met de l’énergie sur les structures alors que les problèmes sont partout ailleurs », affirme-t-il.

Les économies de 45 millions $ espérés par le ministre Roberge représentent d’ailleurs « des parcelles de pinottes » étant donné les besoins du réseau public, selon lui.

« Décentralisation vers les écoles »

La Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement a quant à elle salué le dépôt du projet de loi visant « une décentralisation vers les écoles ».

« Avec la disparition des élections scolaires, qui coûtaient quelques millions, je suis convaincu qu’il y a une économie à faire grâce à cette nouvelle structure », a expliqué son président, Nicolas Prévost.

L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec a indiqué qu’il était encore trop tôt pour commenter le projet de loi étant donné son ampleur.

« Nous sommes convaincus que c’est la réforme la plus importante depuis la création des commissions scolaires. Nous espérons que le gouvernement va permettre aux différents groupes et à l’Assemblée nationale de se prononcer lors de consultations très larges », a toutefois déclaré son directeur général, Russell Copeman.