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Élever ses enfants sans écran: une initiative que même les dirigeants des Big Tech valoriseraient

Élever ses enfants sans écran: une initiative que même les dirigeants des Big Tech valoriseraient
Crédit: Unsplash

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Des célébrités du monde des affaires ayant fait fortune dans l’industrie technologique ont agi contre la potentielle addiction aux écrans de leurs progénitures. Deux anciens enseignants se sont penchés sur ce phénomène. Ils se demandent : «que savent ces riches dirigeants d’entreprise à propos de leurs produits que leurs consommateurs ignorent?».

Bill Gates s’est interféré entre sa fille et un jeu vidéo accrocheur et n’a autorisé ses enfants à obtenir un cellulaire qu’à l’âge de 14 ans.

Steve Jobs, bien qu’il ait créé l’iPad, interdisait à ses enfants de l’utiliser.

Le PDG de Snapchat, Evan Spiegel, impose un temps d’écran maximum d’une heure et demie par semaine. En même temps, un sondage du Pew Research Center révélait en 2018 que l’application était la plus utilisée parmi les adolescents américains.

Par ailleurs, les écoles d’élite de la Silicon Valley n’utiliseraient la technologie que de façon dérisoire, s’intéressant à développer des compétences de créativité, de respect et de coopération plus que des connaissances en codage informatique.

C’est en voyant le comportement paradoxal du milieu des hautes technologies que Joe Clement et Matt Miles, deux anciens professeurs ont écrit leur ouvrage qui tente d’élucider «comment la surutilisation de la technologie rend nos enfants plus bêtes».

Pour les auteurs, les élites de la Silicon Valley réalisent, plus que l’opinion publique, les capacités addictives des téléphones intelligents, des tablettes et des ordinateurs tout en retirant leurs revenus de ces technologies. 

Les recherches ne s’accordent pas toujours sur l’influence des écrans sur la santé mentale. Certaines ne voient pas de corrélation tandis que d’autres révèlent que l’usage fréquent des médias sociaux augmente de 27% le risque de dépression chez les adolescents de huitième année selon le système scolaire américain.

Pour autant, l’OMS a conseillé de limiter le temps d’écran à une heure maximum par jour pour les enfants en dessous de cinq ans.

Alors que les écoles envisageraient de plus en plus d’utiliser des technologies dans leur matériel pédagogique, la question se pose à savoir le bien-fondé d’une telle décision. C’est notamment sur cela que se penchent les anciens enseignants Clement et Miles.

Les deux auteurs ne sont pas les seuls à prendre au sérieux la menace de l’addiction technologique et ses sécrétions de dopamine avides de likes et de commentaires.

De nombreuses personnalités de la haute technologie tentent de changer la manière de faire du secteur en influençant les décideurs.

C'est notamment ce que tente de faire Tristan Harris, ancien designer chez Google et fondateur du mouvement Time Well Spent, qui vise à renverser «la crise de l’attention numérique».

Cela pourrait-il fonctionner au point de faire abandonner aux Big Tech leur modèle d’affaires très rentable? C’est la question à 1000 milliards. 

 

Source: Business Insider

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