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Les cotisations aux régimes à prestations déterminées appelées à augmenter

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Les gestionnaires de régime de retraite à prestations déterminées pourraient devoir augmenter les cotisations de leurs membres jusqu'à 20 % en raison de la baisse attendue des rendements, estime la firme Mercer dans une étude parue mardi.

La firme explique, dans son Indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite, que ses sombres prévisions s'expliquent par la chute marquée des rendements des obligations à long terme du Canada. Ces rendements ont atteint leur pire tôt en 60 ans au pays l'été dernier.

Cependant, les régimes ont pu tirer profit d'excellents rendements à la bourse, permettant de contrebalancer les défis liés aux obligations à long terme.

«La plupart des régimes de retraite à prestations déterminées au Canada ont résisté à la tempête au cours de l’été et, dans certains cas, en sont sortis renforcés. Cependant, des signes inquiétants pointent à l’horizon», a noté F. Hubert Tremblay, conseiller principal chez Mercer Canada.

Or, le faible niveau des taux d'intérêt, les incertitudes liées aux marchés boursiers et une éventuelle récession, vers laquelle pointent de nombreux signes, pourraient exacerber la pression sur les régimes de retraite, a expliqué l'analyste, en énumérant le Brexit, le ralentissement de la croissance mondiale, les tensions commerciales et les courbes de rendement inversées en Amérique du Nord.

«Pour les régimes avec un horizon à long terme, dégager un niveau de rendement qui les rendra abordables et durables dans ce contexte exigera, dans nombre de cas, de sortir des sentiers battus», estime F. Hubert Tremblay.

«La bonne nouvelle est que de nombreux régimes ont maintenu le haut niveau de solvabilité dont ils disposaient au début de 2019. Ils devraient profiter de la situation pour adopter de nouvelles stratégies afin de composer avec les difficultés futures», a poursuivi le conseiller.