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«On était dans le fond du baril»

Le président des Alouettes, Patrick Boivin, ne ménage pas les efforts pour raviver la flamme des amateurs

Le président des Alouettes, Patrick Boivin, est confiant de revoir de plus en plus de partisans au Stade Percival-Molson.
Photo Ben Pelosse Le président des Alouettes, Patrick Boivin, est confiant de revoir de plus en plus de partisans au Stade Percival-Molson.

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Au cours des dernières années, les Alouettes ont connu des résultats misérables sur le terrain. Ceux-ci ont eu un impact néfaste sur les assistances dans les gradins du Stade Percival-Molson.

Toutefois, la formation montréalaise est en train de remonter la pente après plusieurs années de vache maigre. D’ailleurs, elle a obtenu la meilleure foule de sa saison, le 21 septembre dernier, alors que 19 070 spectateurs ont été témoins de la spectaculaire remontée contre Winnipeg.

Malgré leurs succès des dernières semaines, les Alouettes n’ont pas encore atteint le plateau de 20 000 spectateurs depuis le début de la saison. D’ailleurs, ça fait un petit bout de temps que ce n’est pas arrivé.

Rencontré dans son bureau au Stade olympique, le président Patrick Boivin a tenté de se faire rassurant.

« Il ne faut pas s’aveugler sur l’endroit où on était vraiment au début de la présente saison, a-t-il indiqué au représentant du Journal de Montréal. On était dans le fond du baril.

Avec la saison qu’on a connue l’année dernière, on a encore eu des pertes de billets de saison. Ce sont des pertes nettes lorsque tu arrives à maintenir tes ventes de billets individuels et de groupe. On est en train de rattraper l’écart par rapport aux dernières années. »

Vente : statu quo

Les Alouettes sont la propriété de la LCF depuis le 31 mai. Pour plusieurs raisons, la vente de l’équipe n’est pas encore conclue.

« Dès que ce sera fait, on l’annoncera, a précisé Boivin. Dans n’importe quel contexte d’affaires, une vente privée peut prendre trois, six, 12 et même 18 mois. C’est un processus qui a ses complexités, et c’est un achat qui peut devenir complexe.

Dans notre quotidien, ça ne change rien. C’est certain que ça nous amène des défis, car les gens remettent en doute la stabilité de notre organisation. Tu contrôles ce que tu peux contrôler. »

Selon les dernières informations, les frères Lenkov seraient revenus dans le portrait. Cependant, rien n’indique qu’ils sont près de conclure une entente.

La campagne de renouvellement de billets de saison pour 2020 est en branle depuis le 16 septembre, soit un mois plus tôt que la saison dernière. Pourquoi ce changement ?

« On voulait profiter de ce qui se passe maintenant, a précisé Boivin. En faisant cette étape plus tôt, tu peux avoir un certain contrôle sur tes objectifs après la saison. On aimerait bien régler ce dossier avant Noël. »

Le président des Alouettes s’est fixé un taux de renouvellement de 80 % avec les 8500 détenteurs d’abonnements de saison. Ce serait une bonne moyenne au bâton, mais il serait heureux de dépasser cette projection.

Au Stade Percival-Molson

Les Alouettes sont en bonne posture pour prendre part aux éliminatoires pour la première fois depuis 2014. Si la tendance se maintient, ils devraient accueillir la demi-finale de l’Est.

« On présenterait ce match au Stade Percival-Molson », a affirmé Boivin. « La plus grosse contrainte serait la température. Notre objectif est de remplir le stade.

Si on vend plus de 20 000 billets, on pourrait rouvrir des sections qui ont été fermées au début de la saison [...] »