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Enfin de l’aide pour Bowman

Simmons est une des révélations de la brigade défensive cette saison

Antonio Simmons
Photo courtoisie Dominick Gravel, Alouettes de Montréal La recrue Antonio Simmons a amené de la vitesse au sein de la ligne défensive des Alouettes.

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Le vétéran John Bowman connaît une autre excellente saison. À 37 ans, on pourrait parler d’une cure de rajeunissement. Cependant, il doit une partie de ses succès à la recrue Antonio Simmons.

Simmons, un Américain de 23 ans, est l’une des belles acquisitions des Alouettes cette saison. Malgré ses 6 pi 3 po et 246 lb, il est rapide au point de réussir plusieurs plaqués en poursuite.

Ses habiletés forcent la ligne offensive adverse à lui porter une attention particulière. Par le fait même, il crée de l’espace pour son grand frère John Bowman de l’autre côté de la ligne défensive. Un aspect qui manquait à la défensive des Alouettes au cours des dernières années.

« On a une grosse défensive à Montréal. On continue de bâtir notre chimie et on continue de s’améliorer, a commenté Antonio Simmons, auteur de 34 plaqués et un sac depuis le début de la saison. C’est facile de jouer avec un gars comme John, qui m’apprend plusieurs choses au quotidien.

« Il m’a fait comprendre que je devais gagner mes galons. Je crois que mes habiletés l’aident à récolter des sacs. C’est sûr que j’aimerais avoir plus de sacs à ma fiche, mais le plus important pour moi est de gagner des matchs. »

Un coup de chance

Depuis son arrivée à Montréal, il a vu Bowman le prendre sous son aile.

« Il m’a appris à demeurer dans le moment présent, a expliqué Simmons. John m’a beaucoup aidé à m’ajuster au rythme du jeu de la LCF. Il m’a donné des trucs et des conseils qui me sont vraiment utiles. »

Les Alouettes ont été chanceux de pouvoir mettre la main sur Simmons. Le colosse a pris part à la première saison de l’Alliance American Football avec les Legends d’Atlanta.

Par contre, ce circuit a mis fin à ses opérations après sa première saison.

Simmons est alors devenu libre comme l’air. Kavis Reed a contacté l’agent du produit de l’Université Georgia Tech.

« J’ai eu besoin de quelques heures de réflexion, a confirmé Simmons. J’ai accepté en sachant que j’aurais besoin de m’adapter au football canadien. Au début, c’était difficile avec les règlements et les joueurs en mouvement. C’était la bonne décision et je suis heureux d’être ici. »

Un peu de français

Simmons a signé un contrat d’une année plus une d’option avec les Alouettes. Il se garde une porte ouverte pour un deuxième essai dans la NFL. Toutefois, il serait aussi très heureux de poursuivre son aventure dans la LCF.

« Pour l’instant, je ne pense pas à la NFL. Toute ma concentration est sur ma saison avec les Alouettes et mon objectif est de remporter la Coupe Grey avec cette équipe qui est spéciale.

J’aime Montréal, et qui sait, je vais peut-être y jouer pendant 14 ans, comme Bowman. Je pourrais recommencer à parler en français. »

Simmons a appris le français au secondaire. Cependant, il a arrêté de le pratiquer au cours des dernières années. On verra s’il retrouvera le goût de parler cette langue dans un vestiaire où il y a plusieurs francophones. Une affaire à suivre...

En attendant, Simmons fait parler son talent sur le terrain. Il pourrait être un atout important dans la dernière portion du calendrier régulier.

L'audition d'Alford

Depuis la blessure à Shakeir Ryan en septembre, les Alouettes ont fait appel à un comité de joueurs pour effectuer les retours de botté. Les résultats ont été mitigés. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils ont fait signer un contrat à Mario Alford la semaine dernière.

« Les Alouettes ont contacté mon agent Fred Weinrauch, car ils étaient à la recherche d’un retourneur. Ils avaient besoin d’une étincelle dans les unités spéciales », a raconté Mario Alford lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal.

« J’étais content d’obtenir cette opportunité. Je vais tout faire pour en profiter. »

Il se voit comme un retourneur polyvalent.

« J’ai plusieurs outils dans mon coffre, a précisé Alford. Je connais tous les trucs du métier. J’ai hâte de pouvoir les exposer. »

L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, n’a pas voulu confirmer la présence d’Alford pour le match de samedi contre les Stampeders de Calgary.

« Il s’entraîne avec nous depuis deux semaines, a-t-il mentionné. On jongle encore avec l’idée de le faire jouer cette semaine. S’il ne joue pas, on utilisera la même recette que les dernières semaines avec l’utilisation de Quan Bray, Jeremiah Johnson et Greg Reid. »

boulot dans le pétrole

L’athlète de 27 ans n’a pas joué au football depuis qu’il a participé au camp d’entraînement des Argonauts de Toronto, en mai dernier.

Après avoir été retranché, il n’a pas été en mesure de trouver un boulot dans une autre formation de la LCF. Il est donc retourné à son domicile en Ohio.

« J’ai continué de m’entraîner tout en travaillant dans le domaine de l’industrie pétrolière, a-t-il expliqué. C’était très payant. Par contre, le football me manquait. C’est un sport que j’adore. »