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«J.E.»: le poids du silence des victimes de l’Église

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Jusqu’à quel point l’Église protège-t-elle les pédophiles qu’elle a dans ses rangs? Ces prêtes, ces frères qui ont abusé sexuellement d’enfants dans des églises et des écoles alors qu’ils se trouvaient en position d’autorité. «Ils m'ont volé mon enfance», lance un homme abusé par un religieux.

Cette semaine, J.E. s’intéresse au sort de deux pédophiles de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, une communauté religieuse impliquée dans certaines écoles du Québec, dont le collège Bourget de Rigaud. Le frère Laurent Madore et le père Jean Pilon ont été condamnés pour des actes de pédophilie. Malgré leur passé judiciaire, les deux religieux sont toujours hébergés par leur congrégation à Joliette.

Comme les Clercs de Saint-Viateur refusent que des journalistes s'approchent de ses pensionnaires, un membre de l’équipe de J.E. s’est fait passer pour un ancien élève du Collège Bourget pour aller à la rencontre du père Jean Pilon au Centre d’hébergement de la congrégation à Joliette. Vous verrez jeudi soir à 21 h, sur les ondes de TVA, dans quelles conditions ces pédophiles vivent ainsi que la réaction de leurs victimes. «Il s’en tire bien pour le mal qu’il a fait. Ce gars-là, il fait ses petites affaires. La vie est belle. Il parle du petit Bon Dieu en passant», a déclaré à J.E. un homme qui vit toujours avec les séquelles des agressions.

Au Québec, il y a une vingtaine de recours collectifs intentés contre des religieux. J.E. a dénombré, dans une douzaine de ces recours, près de 400 agresseurs qui auraient fait plus de 1000 victimes.

«Le poids du silence», jeudi soir 21 h à J.E. sur les ondes de TVA.