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Trois conseillers de Boisbriand tournent le dos à la mairesse

Marlene Cordato
Photo d'archives, Agence QMI La mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato.

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La mairesse de Boisbriand a perdu sa majorité au conseil municipal : trois conseillers ont claqué la porte de son parti mardi soir, accusant Marlène Cordato de cacher des informations.

Absente pour cause de décès dans sa famille, la mairesse Cordato n’a pas pu assister aux discours de départ des conseillers qui n’ont pas été tendres à l’endroit de leur ancienne chef.

« J’ai dû composer avec un environnement de travail où il était difficile de donner mon opinion et où il m’était difficile d’obtenir des réponses [...] J’ai constaté que dans certains dossiers, les mots avaient été soigneusement choisis afin de ne pas capter notre attention », a dit la conseillère Christine Beaudette en séance du conseil.

Daniel Kaeser, qui a lui aussi quitté le parti, a également critiqué la gestion de la mairesse. « Les orientations qui nous sont transmises sont biaisées et déjà ficelées avant même que nous puissions nous prononcer à titre de conseillers municipaux », a-t-il soutenu.

Elle perd la majorité

Avec ces départs, Marlène Cordato perd la majorité au conseil, qui est désormais constitué de trois conseillers de son parti Ralliement des citoyens de Boisbriand et de cinq conseillers indépendants.

« Leur décision a surpris tout le monde, moi la première. Je ne peux qu’accepter avec regret leur choix, sachant qu’il n’a pas dû être facile, mais j’aurais préféré qu’ils m’en parlent avant », a déclaré Mme Cordato par voie de communiqué.

Cette dernière a aussi admis avoir imposé une « cadence forte » à son administration au cours des dernières années.

Rappelons que Mme Cordato s’était retrouvée sous les feux des projecteurs en 2017 alors que l’entrepreneur Lino Zambito l’avait publiquement accusée d’avoir participé à un partage de contrats entre différentes firmes avec l’ex-mairesse, Sylvie St-Jean, en 2006. Mme Cordato était à l’époque conseillère municipale. Elle a démenti les allégations de M. Zambito.