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Le deuxième bain tombe à l’eau à cause d’un manque de serviettes

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Des patients d’au moins un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Montréal n’ont pu avoir de deuxième bain cette semaine en raison d’une pénurie de serviettes et de débarbouillettes.

En plus de la lingerie d’hygiène, le CHSLD Alfred-Desrochers a dû composer avec un manque de jaquettes et de literie.

Ces difficultés d’approvisionnement résultent d’un problème d’équipement du côté de la Buanderie centrale de Montréal (BCM), qui s’occupe de la lessive pour 45 établissements de santé sur l’île de Montréal.

Un bain dans la semaine

Tous les résidents du centre ont reçu un bain pendant la semaine et un service d’hygiène partiel quotidien. Par contre, le deuxième bain requis par 70 % de la clientèle a été « temporairement suspendu compte tenu du manque de lingerie », a expliqué le conseiller aux relations publiques du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Mont­réal, Justin Meloche.

Ce dernier a ajouté qu’un service temporaire de buanderie a aussi été mis en place.

Le problème a débuté le 17 septembre et s’est accentué à partir du 24 septembre. Il devrait se résorber cette fin de semaine.

Au Centre hospitalier universitaire de l’Université de Montréal, on a dû puiser dans les réserves de sécurité de l’établissement, mais on assure que les patients n’en ont pas souffert.

Du côté du Centre universitaire de santé McGill, on confirme le problème d’approvisionnement, mais on précise qu’il n’y a pas eu de répercussions sur les soins cliniques.

Retard accumulé

La direction de la BCM a refusé notre demande d’entrevue, mais a fait parvenir cette déclaration : « Nous avons fait l’installation d’une nouvelle pièce d’équipement et sa mise en service a été plus difficile que prévu. Nous travaillons jour et nuit pour reprendre le retard accumulé. [...] Tout a été mis en œuvre pour régler la problématique ».

Elle ajoute que, depuis deux jours, 100 % des commandes ont été livrées.

« La personne qui a pensé à centraliser presque tous les services de buanderie là-bas pour économiser aurait dû penser que quelque chose comme ça aurait pu se produire et prévoir un plan B, a commenté le président du Conseil pour la protection des malades, Paul G. Brunet. Si des médecins avaient manqué de sarraus, croyez-moi qu’ils auraient trouvé une solution ».