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Nigeria: demande de rançon après l’enlèvement de six lycéennes dans le nord

Nigeria: demande de rançon après l’enlèvement de six lycéennes dans le nord
AFP

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Les ravisseurs de six lycéennes et deux enseignants dans un pensionnat du nord du Nigeria ont réclamé une rançon pour leur libération, a annoncé vendredi à la presse le gouverneur de l’État de Kaduna, Nasir Ahmad El-Rufai. 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des hommes armés non identifiés avaient fait irruption à l’intérieur du lycée Engravers Academy, dans l’État de Kaduna, et enlevé six élèves avec deux de leurs enseignants, selon la police. 

« Ils ont demandé de l’argent (...) C’est ce qu’ils font toujours », a affirmé le gouverneur lors d’un déplacement dans la capitale fédérale Abuja, assurant que « des négociations (sont) en cours » pour obtenir la libération des huit otages.  

« Ce matin, les ravisseurs ont établi des contacts avec les familles. Donc nous avons regroupé les parents des enfants kidnappés et les proches des enseignants de manière à ce qu’il y ait une seule ligne de communication pour faciliter leur libération », a poursuivi le gouverneur.  

« Je ne peux pas trop entrer dans les détails, nous essayons de protéger les victimes (...) Je ne veux pas les mettre en danger », a-t-il ajouté.  

M. El-Rufai s’est dit « convaincu » de leur prochaine libération et a assuré que « toutes les agences de sécurité, de la DSS (renseignements nigérians) à la police, en passant par l’armée de l’air et de terre, s’y attèlent. » 

« Le fait que cet enlèvement d’enfants et d’enseignants se soit produit à Kaduna est regrettable et tragique », a également déclaré le gouverneur, estimant que cette école était une cible facile pour les assaillants car elle est « au beau milieu de nulle part en brousse », le long de la route entre Abuja et Kaduna. 

Les enlèvements contre rançon, apparus au début des années 2000 dans le Sud-Est pétrolier du pays, se multiplient depuis quelques années dans le nord du Nigeria, notamment dans les États de Zamfara et de Kaduna. 

Les groupes criminels profitent de l’absence de forces de sécurité dans les zones rurales isolées pour voler du bétail, détruire des villages, tendre des embuscades et commettre des enlèvements. 

La situation est telle que certaines routes sont devenues quasiment impraticables ou extrêmement dangereuses comme l’autoroute entre la capitale fédérale, Abuja, et la ville de Kaduna, qui passe à proximité de l’école où a eu lieu l’enlèvement. 

Une telle attaque directe contre un établissement scolaire est toutefois extrêmement rare dans cette région éloignée des zones frappées par l’insurrection jihadiste de Boko Haram, qui avait enlevé des centaines d’écolières en 2014 dans l’État du Borno (nord-est).