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Trudeau n'est plus opposé à l'avortement

Le chef libéral était de passage à Québec vendredi

Justin Trudeau était visiblement en terrain ami, vendredi, alors que des dizaines de militants l’attendaient au Normandin de Cap-Rouge.
Photo Didier Debusschère Justin Trudeau était visiblement en terrain ami, vendredi, alors que des dizaines de militants l’attendaient au Normandin de Cap-Rouge.

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Justin Trudeau a été rattrapé par une déclaration faite en 2011 où il se disait personnellement opposé à l’avortement. Vendredi, à Québec, il a affirmé qu’il n’était plus contre.

La question du droit à l’avortement s’est de nouveau invitée dans la campagne électorale fédérale, vendredi, alors que le premier ministre sortant, Justin Trudeau, a visité un restaurant de la région de Québec, où il est apparu entouré de militants et de candidats.

Les médias lui ont rappelé une déclaration faite en 2011. Il affirmait alors qu’il était pro-choix, mais que, personnellement, il était contre l’avortement.

M. Trudeau a choisi de mettre cartes sur table et a voulu se distancier de son adversaire, le chef conservateur Andrew Sheer.

« Incohérence »

« Même en 2011, je disais la vérité, que j’étais absolument pro-choix. Mais au fil des années, depuis, je me suis rendu compte qu’il y avait un élément d’incohérence d’être en tant qu’homme opposé à l’avortement, mais en faveur du choix d’une femme. Aujourd’hui, je ne suis plus d’aucune façon opposé à l’avortement. »

Il a réaffirmé que chacun des candidats de son équipe devait être pro-choix pour s’engager avec lui. « Personne qui n’est pas pour le droit des femmes ne pouvait se présenter pour le Parti libéral », a-t-il indiqué.

Il estime que le chef conservateur, Andrew Sheer, a tout à fait le droit à ses convictions, lui qui s’est déclaré la veille pro-vie, mais estime que celui-ci « aurait dû les partager depuis des mois. Il aurait pu ainsi éviter beaucoup d’incertitude et beaucoup de questions ».

Le premier ministre sortant estime que son adversaire aurait dû être « plus ouvert » envers les électeurs canadiens, à la fois en ce qui concerne ses convictions pro-vie et pour la révélation récente sur sa double citoyenneté. « Il faut être honnête, il faut prendre responsabilité pour ses erreurs », a affirmé M. Trudeau.

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Droit des femmes

Il a contre-attaqué en remettant en question la réelle volonté de M. Sheer de défendre le droit des femmes.

« La question que les femmes peuvent se poser, c’est : “Est-ce qu’il sera là pour défendre leurs droits contre des gens ici au Canada et partout dans le monde qui veulent limiter les droits des femmes ? Est-ce qu’il va être là pour défendre les droits des femmes contre les membres de son propre parti ?” »

Le chef libéral a fait son premier arrêt de la campagne dans la capitale. Il a choisi de se présenter dans la circonscription de son député sortant Joël Lightbound, Louis-Hébert. Il était en compagnie de sa fille Ella-Grace, 11 ans.

Il a profité de l’occasion pour discuter avec une famille et répondre à leurs questions.