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Une entreprise utilise l’intelligence artificielle pour aider au recrutement

Une entreprise utilise l’intelligence artificielle pour aider au recrutement
Crédit: Unsplash

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Workland, une entreprise québécoise, utilise l’intelligence artificielle afin d’aider les entreprises à trouver les candidats adéquats. À sa manière, la firme aspire à transformer le milieu des ressources humaines.

Dès 2011, Julie Hubert, fondatrice de Workland, voit que les nouvelles technologies peuvent soutenir les processus de recrutement des entreprises.

Pour elle, il faut automatiser la recherche de candidats afin de rendre les décisions plus efficaces et objectives. C’est pour cela qu’elle a lancé son entreprise.

Un système novateur

La manière dont Workland fonctionne rompt avec l’habituel processus subjectif où une personne en RH doit passer à travers des dizaines de CV avant de trouver un profil qui puisse faire l’affaire.

«Nous avons tenté d’objectiver le processus», explique Julie Hubert. C’est justement à cela que sert l’intelligence artificielle.

L’employeur en quête d’employés commence par ouvrir une campagne sur la plateforme de Workland. Ensuite, les candidats peuvent appliquer au poste ouvert.

Une entreprise utilise l’intelligence artificielle pour aider au recrutement
Crédit: Courtoisie Workland

Pour Mme Hubert, «l’ère du CV tire à sa fin». Ainsi, en plus de l’habituel CV, le candidat devra répondre à un questionnaire sur lequel se basera l’analyse de l’intelligence artificielle afin de mesurer sa compatibilité avec le potentiel employeur.

Le but est de trouver une adéquation au niveau des compétences, mais également de la personnalité des postulants. Après analyse, la plateforme montre à l’employeur son pourcentage de compatibilité avec le candidat.

«On est là autant pour sauver du temps à l’entreprise qu’au candidat», affirme la fondatrice de Workland. Pour elle, qui a lancé son entreprise suite à son expérience en tant que postulante, «oui, il faut aider l’entreprise, mais il ne faut jamais oublier le candidat».

Au commencement, un besoin d’entreprendre

Julie Hubert ne travaillait pas au départ dans les ressources humaines. Elle a d’abord fait carrière en marketing et communication.

Elle gérait des marques nationales aux gros budgets et bien que les tâches étaient intéressantes, sa nature entrepreneuriale n’était pas complètement satisfaite.

«Je me sentais un peu confinée, alors je changeais d’endroit au bout de quelques années».

Et c’est en cherchant un emploi qu’elle réalise la difficulté de trouver un «match». «J’ai perdu mon temps dans toutes sortes de processus inutiles».

Elle décide alors de pallier à cela et de trouver un moyen d’automatiser les modèles de décision en ressources humaines afin de faciliter les démarches aux futurs employés, notamment les nouveaux arrivants qui connaîtraient encore plus d’obstacles.

Une entreprise utilise l’intelligence artificielle pour aider au recrutement
Crédits: Courtoisie Workland

À l’époque, les entreprises étaient encore réticentes à l’idée de ces grandes innovations algorithmiques, alors Julie et son équipe ont pris leur mal en patience en développant une activité de service en ressources humaines. Entre temps, elles ont développé la technologie et ont fini par faire leur percée.

Aujourd’hui, l’entreprise compte une quarantaine d’employés et connaît une croissance positive.

Pour la suite, l’entrepreneure ne met pas de frein à ses ambitions. «Dans les prochaines années, on veut prendre la place qu’on mérite dans le marché au niveau du Québec, mais aussi rayonner nationalement et internationalement».

À ceux qui souhaiteraient suivre ses traces, elle soumet un conseil: «Il n’y a jamais de moment idéal. Il faut être passionné, avoir une vision claire et avancer malgré les contraintes».


 

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