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Dévorer le ciel

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
Photo courtoisie Dévorer le ciel
Paolo Giordano
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.

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Dix ans après La solitude des nombres premiers, qui a remporté en Italie le prestigieux prix Strega, Paolo Giordano nous offre un autre magnifique roman.

À Speziale, un petit village des Pouilles, jamais rien de spécial ne se produit. Teresa, qui y retourne chaque année au mois d’août avec son père, passe ainsi l’essentiel de son temps à s’ennuyer, à se morfondre et à tourner en rond ! Mais une nuit, depuis la fenêtre de sa chambre à coucher, elle apercevra trois jeunes garçons de son âge se baigner nus dans la piscine. Et même s’ils en seront très vite chassés, Teresa s’intéressera tout de suite à eux.

Sa grand-mère, qui les appelle péjorativement « ceux de la ferme », affirme qu’ils appartiennent à « une sorte d’hérésie ». Car ni Nicola, ni Tommaso, ni Bern (les trois garçons précédemment cités !) ne vont à l’école. C’est un certain Cesare qui leur tient lieu de prof, et s’il s’efforce réellement de leur enseigner le maximum de choses, ses discours sont souvent assaisonnés d’une forte dose de religion.

Ah, l’amore...

L’été suivant, pour la première fois de toute sa courte existence, Teresa aura donc presque hâte de retrouver la villa de sa grand-mère. Vous l’aurez sans doute déjà deviné, l’un des trois garçons – à savoir Bern – ne la laisse pas totalement indifférente. En fait, pour parler franchement, elle en tombera même follement amoureuse. Ce qui sera d’ailleurs réciproque et pendant les 20 années suivantes, Teresa et Bern tenteront de bâtir leur relation sur du solide. Sauf que...

Comme on n’a pas l’intention de divulgâcher quoi que ce soit, on se contentera d’ajouter que Paolo Giordano signe ici un très, très beau roman.

 

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Retour à la case départ

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
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David Hedges, qui traverse une assez mauvaise passe, sera presque heureux d’avoir des nouvelles de son ex-femme. Pour des raisons plus ou moins professionnelles, celle-ci lui demande en effet de venir la retrouver à Boston et là, il ne tardera pas à découvrir qu’il n’est finalement facile pour personne de vieillir. Un sympathique roman bourré d’humour. Depuis un bon moment, c’est même le meilleur de Stephen McCauley.

Le Mars Club

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
Photo courtoisie

L’an dernier, cette histoire peu banale a remporté le prix Médicis dans la catégorie « Romans étrangers ». Elle met en scène une strip-teaseuse de 29 ans condamnée à purger deux peines de réclusion à perpétuité dans le centre correctionnel de Stanville, en Californie. Un sort qu’elle acceptera sans trop broncher jusqu’à ce qu’elle apprenne que son petit garçon de sept ans pourrait bien être en danger. À la fois dur et excellent.

Les enfants de l’histoire

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
Photo courtoisie

On connaît tous le parcours exceptionnel de Jeanne d’Arc, qui a commencé à entendre des voix à 13 ans et qui a pris les armes pour sauver la France à 17 ans seulement. Mais avant ou après elle, bien d’autres enfants (comme Toutankhamon, Baudouin IV, Anastasia ou Anne Frank) se sont aussi illustrés dans les grandes pages de l’histoire et ce livre accessible à tous en dresse les portraits.

Randonnées en Amérique du Nord

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
Photo courtoisie

Il n’y a qu’à feuilleter ce livre pour avoir envie d’enfiler sur-le-champ tenue confo et bottines de rando. Avec ses 50 itinéraires de rêve, il nous entraînera en effet sur les plus beaux sentiers d’Amérique du Nord (le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, les canyons de l’État de New York, l’arrière-pays de Charlevoix, les paysages époustouflants de Yellowstone, etc.) tout en guidant nos pas avec une foule de bons conseils.

 

Frissons garantis

Protocole gouvernante

<b><i>Dévorer le ciel</i></b><br />
Paolo Giordano <br />
Aux Éditions du Seuil, 464 pages.
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Si on a envie d’un bouquin sortant totalement des sentiers battus, eh bien le voici ! Dès le départ, on se sentira en effet personnellement interpellé, puisque tout le texte est rédigé au « vous ». Vous irez sonner... Vous ressentirez... Vous devrez... Vous ne pourrez vous empêcher de... Bref, on sera, sans tout à fait l’être, cette gouvernante qui a été embauchée par un couple de banlieusards bien comme il faut afin de garder la petite Elena.

Une mission longtemps secrète

Pour apprivoiser rapidement tous les membres de la famille et devenir à leurs yeux aussi indispensable que l’air qu’ils respirent, il y aura donc cet étrange protocole à suivre. Qui fonctionnera du reste à merveille car le père, la mère et la petite Elena ne tarderont pas à vous apprécier et à vous intégrer à la plupart de leurs activités. Mais parce que vous continuerez à suivre les étapes de cet étrange protocole, vous allez également peu à peu vous mettre à faire des trucs assez bizarres dans le but de leur pourrir la vie...

Ce roman n’est pas un polar. Mais il sera quand même difficile de ne pas le dévorer jusqu’à la fin pour savoir comment cette histoire carrément déconcertante va se terminer.