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Fabuleuse fonction du clitoris

Hymenoplasty, or Hymen Reconstruction, restores the hymen membrane to a pre-sexual state
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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le clitoris a connu une grande période de noirceur. L’histoire témoigne de hauts et de bas : tantôt ignoré, tantôt reconnu pour favoriser la fertilité, le clitoris n’a de cesse de nous surprendre. Connaissez-vous son histoire ? Encore plus important, connaissez-vous sa fonction ? Bien caché, dans un repli de la vulve, il recèle mille et une surprises. Méconnu, il peine à sortir. Reconnu, il se dresse. Lumières !

Un brin d’histoire

Dans un premier temps, il est important de souligner que la chronique d’aujourd’hui aborde la question du clitoris sous l’angle du sexe biologique.

La complexité de cet organe n’étant que très rarement évoquée, il est intéressant de s’y intéresser.

Naturellement, le sexe ne se résume pas à l’apparence des organes génitaux. Chacun est constitué de plusieurs niveaux, dont la plupart ne sont pas visibles sur le corps nu (les organes génitaux internes, les ovaires ou les testicules, les hormones sexuelles, les chromosomes ou encore les gènes).

Il y a de nombreuses années que le clitoris a été « découvert ».

Pour Hippocrate, la procréation résultait de la rencontre de la semence de l’homme et de celle de la femme. Selon l’ancêtre des médecins, cette opération était largement favorisée par l’orgasme des deux partis, féminin y compris.

Ensuite, médecins et chercheurs se sont penchés sur la question, rejetant tout d’un bloc ne serait-ce que son existence ou encore tentant de s’approprier la chose.

Freud, quant à lui, considérait comme dysfonctionnelles les femmes qui éprouvaient du plaisir grâce à leur clitoris : l’organe est donc devenu tabou...

Bref, ces opinions divergentes n’ont réussi qu’à semer confusions et malaises dans le cœur et dans le corps des principales intéressées.

Bien plus qu’un petit bouton

Effectivement, il faut savoir que les neuf dixièmes du clitoris sont bien cachés dans le corps et que seule une petite partie est à l’extérieur, enveloppée sous son capuchon.

Anatomiquement assez complexe, l’organe clitoro-urétro-vaginal se compose ainsi :

  • Le gland du clitoris est la seule partie partiellement visible. Cette petite portion gonflée située à l’extérieur de la vulve se trouve en dessous du pubis et est faite de tissu conjonctif. Chez certaines femmes, il peut être entièrement caché par un petit repli de peau nommé capuchon. À l’avant, il est rattaché aux petites lèvres par un autre petit repli de peau : le frein ;
  • À l’intérieur du corps de la femme se logent les deux piliers du clitoris, semblables à deux branches (ce sont des corps érectiles, bulbes, car ils se gonflent de sang lorsque la femme est excitée sexuellement) pouvant mesurer jusqu’à 12 à 15 cm chacune. Elles longent la face interne des os du bassin ;
  • Le corps du clitoris, parfois nommé corpora ou racine, est formé par la jonction des deux piliers. Cette partie est maintenue suspendue à la symphyse pubienne. Entre le vagin et cette racine du clitoris se trouve l’urètre, entouré de nombreuses glandes de Skenne ;
  • Les bulbes sont constitués de deux corps spongieux, également érectiles, descendant de part et d’autre de l’urètre puis se terminant de part et d’autre du vagin. Cette arche bulbaire qui enserre partiellement le vagin communique avec le corps du clitoris via un réseau de veines nommé plexus de Kobelt.

Plaisir

Au-delà de sa complexité, cet organe essentiel de la sexualité n’a qu’une seule et unique fabuleuse fonction : le plaisir !