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Portes ouvertes à l’École nationale de police du Québec: le rêve de devenir policier renaît chez les jeunes

La baisse de 29 % des inscriptions en six ans inquiète l’école de police de Nicolet

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Photo Agence QMI, Amélie St-Yves Caroline Alvarez-Montoya et son frère Mathias ont traîné un mannequin lors des portes ouvertes de l’école de police samedi.

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NICOLET | Plusieurs jeunes ont profité des portes ouvertes de l’École nationale de police du Québec, samedi, pour songer à leur avenir, une bonne nouvelle pour l’établissement qui doit gérer une baisse des inscriptions depuis quelques années.

« J’ai appris que dans une poursuite, si on arrive proche d’une école, la poursuite est terminée », a mentionné Mathias Alvarez-Montoya, 9 ans, de Nicolet, impressionné par sa visite à l’institution.

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AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

En effet, un exercice sur des simulateurs de conduite proposés aux visiteurs devait se terminer par un abandon de poursuite à l’arrivée dans une zone scolaire, faute de quoi un accident avec un autobus d’écoliers pouvait survenir.

Pour le garçon, comme pour sa sœur Caroline, 11 ans, le métier de policier fait partie des possibilités d’avenir. Les deux enfants ont même pu se soumettre à des épreuves du test physique d’entrée, notamment traîner un mannequin de 63 kilos (140 livres) au sol.

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AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

Comme les 1200 visiteurs de samedi, les deux enfants ont aussi pu assister à des démonstrations entre comédiens et aspirants policiers.

Nicolas Fréchette, 15 ans, de Trois-Rivières, est convaincu plus que jamais de devenir policier, à la suite de sa visite à l’École nationale de police du Québec (ENPQ).

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AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

Portes ouvertes

« Je trouve que l’école est belle, un petit peu grosse. Mais je pense quand même que je vais bien me retrouver dedans et que je vais m’y faire des amis policiers », a souligné l’adolescent.

L’ENPQ offre une journée portes ouvertes de la sorte pour le grand public une fois tous les 10 ans environ. L’activité de samedi visait d’abord à souligner le 50e anniversaire de l’établissement, situé à Nicolet.

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AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

« Beaucoup d’adolescents et d’adolescentes ont posé énormément de questions au cours de la journée pour savoir comment devenir policier. Si l’on peut donner l’étincelle à quelques jeunes, on a accompli notre mandat », a indiqué le directeur des affaires institutionnelles et des communications à l’ENPQ, Pierre Saint-Antoine.

Baisse des inscriptions

L’établissement parvient à former autour de 650 nouveaux policiers par année, juste assez pour suffire à la demande, mais il souhaite en former davantage après la baisse de 29 % des inscriptions en six ans.

L’ENPQ discute avec le ministère de l’Éducation pour abaisser le contingentement dans les techniques policières.

« On sait que la demande policière est énorme au Québec. Un besoin de 1000 policiers l’an prochain, autour de 750 à 800 pour les trois années subséquentes. Donc on veut vraiment en avoir suffisamment pour répondre à notre besoin », a expliqué M. Saint-Antoine.

Il a précisé qu’il y a quand même un certain bassin de policiers disponibles déjà formés dans la population.