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Pour une dernière fois

Assistera-t-on au dernier match de Nacho Piatti avec l’Impact ?

Ignacio Piatti
Photo d'archives, Agence QMI Ignacio Piatti

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L’Impact va mettre le couvert sur la saison 2019 dimanche après-midi en recevant les Red Bulls de New York dans un match sans signification pour les Montréalais.

Cette rencontre sera surtout l’occasion pour les partisans de revoir cette équipe qui a mal terminé sa saison, et de peut-être dire adieu à Nacho Piatti.

Le statut de l’Argentin de 34 ans est loin d’être clair pour le moment. Après une saison ponctuée par les blessures qui l’ont limité à trois buts et une passe en dix matchs, il ne sait pas ce que l’avenir lui réserve.

C’est l’Impact qui détient la clé, le club ayant une option pour la saison 2020. Piatti l’a dit vendredi : il souhaite être de retour, mais c’est le nouveau directeur sportif, Olivier Renard, qui va devoir trancher.

En attendant le dénouement de l’intrigue, celui qui a amassé 66 buts et 35 passes en 134 matchs au cours des six dernières saisons exécutera ce qui pourrait être son dernier tour de piste devant sa cour au Stade Saputo.

« On sait que Nacho est important, et ça fera bizarre s’il n’est pas là l’année prochaine », a reconnu Rudy Camacho, samedi matin.

Audition

Pour plusieurs autres joueurs, ce match va prendre les allures d’une audition en vue de la saison prochaine.

À cet égard, on s’étonne d’ailleurs que Wilmer Cabrera opte pour un alignement composé de la plupart de ses cadres habituels, s’il faut se fier à ce qu’on a vu à l’entraînement cette semaine.

L’entraîneur colombien ne va surprendre personne, faisant appel à la plupart de ses vétérans outre Clément Diop, qui va disputer un second match de suite en MLS, reléguant Evan Bush au banc.

On s’attend aussi à voir Jukka Raitala comme arrière gauche, ce qui laisse encore une fois Daniel Lovitz en plan. L’étoile du défenseur n’a cessé de pâlir cette saison.

Orji Okwonkwo, sur le flanc droit, sera l’un des rares jeunes à obtenir sa place sur l’alignement partant contre les Taureaux.

Dans le noir

Les joueurs le reconnaissent, ils sont dans le noir quant à la prochaine saison puisqu’Olivier Renard n’a pas encore lancé ses cartes sur la table.

« Ça risque d’être un dernier match pour certains, on ne sait pas qui va rester et qui va partir. Il faut profiter de ce match à fond et le gagner », a indiqué Camacho.

L’équipe n’a donc rien à l’enjeu pour ce dernier match de la saison, mais ce n’est pas pour autant que les joueurs ne le prennent pas au sérieux.

« C’est clair qu’il n’y a pas beaucoup d’enjeux, mais on a envie de finir sur une bonne note devant nos spectateurs », a insisté Camacho. « Il y a toujours la pression de bien faire, on joue pour nous à la base et après pour les fans, a ajouté le défenseur. J’espère que ce sera une bonne pression pour nous et qu’on arrivera à se lâcher. »

Pas facile

Par ailleurs, le Bleu-blanc-noir a bien des choses à se faire pardonner puisque ses sorties au Stade Saputo n’ont pas été convaincantes depuis trois mois.

Si l’on fait abstraction des trois victoires en Championnat canadien, l’Impact présente une fiche de 2-4-2, ce qui n’est pas très reluisant.

« Nous ne gagnons pas à la maison, nous devons finir la saison sur une victoire », a fait remarquer Wilmer Cabrera.

On parlait d’un possible dernier match de Piatti. Cette rencontre pourrait aussi bien être la dernière de l’entraîneur, qu’on n’a jamais vraiment qualifié d’intérimaire, même si c’est de toute évidence le cas.

Peu importe ce que l’avenir réserve à tout le monde, une chose saute aux yeux : les joueurs veulent faire amende honorable. « C’est toujours mieux de partir en vacances avec une victoire », a convenu Camacho avec un sourire.

Trop de points perdus

Si l’Impact se retrouvera en vacances dimanche soir, c’est parce qu’il a laissé échapper trop de précieux points, selon Nacho Piatti.

« Ça fait trois ans qu’on n’a pas fait les séries. On peut se dire en début d’année que ce n’est pas grave, qu’il reste encore 30 matchs, mais ce n’est pas vrai. »

« On gagnait 3 à 0 contre Dallas et on a fait 3 à 3, on a donc perdu deux points. À Chicago, on a fait 2 à 2 et on a perdu à la fin, c’est un autre point perdu. On a perdu cinq ou six points trop facilement. »

Camacho n'est pas avantagé 

Rudy Camacho a la chance de connaître Olivier Renard, le nouveau directeur sportif de l’équipe, car il a joué en première division belge avec Waasland-Beveren.

« Je ne le connais pas personnellement, mais je sais qui il est, et il sait qui je suis », a dit le défenseur.

« C’est un avantage, oui et non, c’est à moi de lui montrer que le niveau que j’avais en Belgique, je peux l’avoir ici aussi. Je vais essayer de reproduire ce qu’il a vu en Belgique. »