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Pour une meilleure formation dans le monde de la construction

Pour une meilleure formation dans le monde de la construction
Photo Can Stock Photo / Elnur

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Comment faire pour améliorer la qualité de la construction et la sécurité du public dans les bâtiments? En rendant tout simplement obligatoires la formation initiale de même que la formation continue des entrepreneurs en construction.

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) martèle d’ailleurs le gouvernement depuis plusieurs années pour rendre obligatoire non seulement la formation initiale, mais également la formation continue des entrepreneurs en construction. Pourquoi l’APCHQ veut-elle faire changer les choses? C’est que pour pouvoir exercer sa profession, l’entrepreneur en construction doit obtenir une licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). Pour ce faire, la RBQ doit évaluer les compétences professionnelles, que ce soit par des programmes de formation reconnue, des examens ou les expériences professionnelles admises. Jusque là, tout va bien.

L’APCHQ milite en faveur d’une réforme du régime de formation des entrepreneurs en construction au Québec.
Photo Can Stock Photo / photography33
L’APCHQ milite en faveur d’une réforme du régime de formation des entrepreneurs en construction au Québec.

Un milieu en constante évolution

Mais selon l’APCHQ, l’un des problèmes réside du fait que pour acquérir ladite licence d’entrepreneur, certains entrepreneurs aux pratiques douteuses se concentrent sur la réussite de l’examen plutôt que sur le désir d’obtenir le meilleur bagage de connaissances pratiques. De plus, une fois la licence en poche, il n’y a aucune exigence en matière de mise à jour de leurs connaissances. « Les changements et les innovations sont rapides dans le monde de la construction. Les codes, les techniques et procédés ainsi que les matériaux sont en constante évolution. L’environnement légal, financier ou social aussi évolue », fait remarquer M. François Vincent, porte-parole à l’APCHQ. « Il suffit de penser aux normes plus rigoureuses en efficacité énergétique ou encore aux structures à ossature de bois qui sont plus volumineuses qu’auparavant », mentionne-t-il pour illustrer ses propos.

C’est donc dans cette optique que l’APCHQ souhaite une réforme du régime de formation des entrepreneurs en construction au Québec. « Nous demandons qu’une formation initiale devienne un préalable à l’examen de la RBQ pour l’obtention d’une licence, et l’établissement d’une obligation de formation continue aux deux ans pour assurer la qualité de la construction et la sécurité du public », avance M. Vincent.

L’APCHQ estime d’ailleurs qu’il s’agit de l’un des rares cas de réforme qui risque de s’attirer les félicitations tant de la part de l’industrie que des consommateurs. En plus, l’entrepreneur obtiendrait une reconnaissance officielle qui met en valeur son accomplissement. Une situation qui ne peut qu’être gagnante pour toutes les parties.