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Transition en douceur pour le premier de classe

Le Beauceron Joshua Roy, première sélection du dernier repêchage, fait sa place à Saint-Jean

La saison n’est vieille que de quelques matchs, mais déjà, le Beauceron Joshua Roy fait sa place chez les Sea Dogs. L’entraîneur Josh Dixon a d’ailleurs louangé le travail du joueur recrue.
Photo courtoisie, Sea Dogs de Saint-Jean La saison n’est vieille que de quelques matchs, mais déjà, le Beauceron Joshua Roy fait sa place chez les Sea Dogs. L’entraîneur Josh Dixon a d’ailleurs louangé le travail du joueur recrue.

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L’entraîneur des Sea Dogs de Saint-Jean Josh Dixon avait un plan bien établi avec le premier choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ, Joshua Roy. Il voulait l’utiliser au sein du quatrième trio de l’équipe afin de faciliter sa transition et éviter de lui mettre trop de pression. Mais l’attaquant de 16 ans n’aura mis que six matchs avant de lui forcer la main.

Le produit des Chevaliers de Lévis a disputé sa première partie dans la LHJMQ le 20 septembre contre les Mooseheads d’Halifax. Utilisé sur la quatrième unité offensive, Roy a terminé le match avec une mise en échec, quatre mises au jeu gagnées en neuf tentatives, en plus de voir du temps en avantage numérique.

« Mon premier match a été plus difficile », a admis le Beauceron lors d’un entretien avec Le Journal. « J’ai eu moins de temps de glace parce qu’on menait et qu’il fallait protéger cette avance. Je suis capable de jouer défensivement, mais je ne suis pas le joueur qu’on utilise dans ce genre de situation, et c’est bien normal. »

Un premier but

Dès le match suivant, contre les Wildcats de Moncton, les choses ont débloqué pour lui. Il a marqué son premier but en carrière lors d’un avantage numérique, et ce filet s’est avéré le but vainqueur de la rencontre. Tout ça, en gagnant de plus en plus la confiance de son entraîneur.

« Notre plan était de l’intégrer en contrôlant son temps de jeu, racontait Dixon. On voulait demeurer avec des attentes réalistes et ne pas lui mettre la pression de produire offensivement. On l’a placé à l’aile du quatrième trio pour le premier match, puis au centre pour le deuxième. On a testé son jeu défensif, puis finalement, il a assez bien fait pour jouer au centre du troisième trio. Je suis très heureux de la façon dont il se comporte sur 200 pieds et impressionné de son jeu avec la rondelle et sur l’avantage numérique. »

Équipe jeune

Même s’il a seulement 16 ans, Joshua Roy ne fait pas baisser la moyenne d’âge tant que ça dans le vestiaire des Sea Dogs de Saint-Jean.

S’il est le seul joueur né en 2003 dans l’équipe cette année, 11 porte-couleurs de la formation sont âgés de 17 ans. Il s’agit là d’un effet direct de la reconstruction complète entamée par le directeur général Trevor Georgie à l’été 2018.

Cette jeunesse présente dans le vestiaire de l’équipe explique notamment le plan initial de Dixon avec Joshua Roy.

« La moitié de notre équipe est âgée de 18 ans et moins. On ne voulait donc pas lui donner trop de responsabilités rapidement. On veut qu’il connaisse du succès afin de mériter son temps de glace. On est conscient du fait qu’il s’agit d’un premier choix au total et on ne veut pas lui imposer une pression inutile », a expliqué l’entraîneur.

Mission accomplie puisque cette pression, Roy assure ne pas la ressentir.

« Il y a beaucoup de talent dans cette équipe, donc je ne sens pas de pression de trop en faire. On a une équipe jeune et talentueuse, et les gars plus jeunes compétitionnent comme si c’était des gars de 19 ou 20 ans », ajoutait celui qui, avant son match de samedi soir, comptait deux buts en cinq parties.

À l’aise dans sa nouvelle vie

Quitter le nid familial à 16 ans pour aller jouer au Nouveau-Brunswick, dans un milieu anglophone, peut ne pas être de tout repos pour un jeune de l’âge de Joshua Roy. Le Beauceron assure toutefois que le tout s’est fait de façon relativement facile.

Il faut dire qu’il était déjà en pension l’an dernier, à Lévis, lorsqu’il portait les couleurs des Chevaliers. Les deux différences majeures cette fois sont qu’il évolue dans un milieu anglophone et qu’il n’a pas l’occasion de retourner chez lui lors des week-ends où il n’y a pas de matchs.

« Ça s’est bien passé, a indiqué Roy. C’est sûr que ç’a été une adaptation au début, surtout parce que je vis dans un milieu anglophone et qu’il faut que je m’habitue à ça. Pour le reste, ce n’est pas très différent de l’an dernier, sauf pour le fait que je retournais à la maison les fins de semaine où il n’y avait pas de matchs. »

Sur la patinoire, même chose. Il s’est adapté assez vite, a-t-il assuré.

« Le plus gros ajustement, c’est la vitesse du jeu, a expliqué le jeune joueur. Les gars sont plus rapides et exécutent les jeux avec plus de vitesse. Aussi, les gars de 19 ou 20 ans sont plus gros et plus physiques dans les coins. Mais je m’adapte bien. »

Affrontement spécial

Le numéro 19 des Sea Dogs disputera son prochain match dimanche après-midi, au Harbour Station de Saint-Jean, face à l’équipe de sa jeunesse, les Remparts de Québec.

Le natif de Saint-Georges-de-Beauce ne cache pas qu’il s’agira d’un affrontement spécial face à la troupe de Patrick Roy.

« Quand j’étais jeune, c’était la seule équipe que je suivais. À ma deuxième année pee-wee, j’avais même eu l’occasion de représenter les petits Remparts au Tournoi pee-wee de Québec, et on avait pu vivre l’expérience de s’habiller dans le vestiaire de l’équipe. C’est un moment qui va toujours rester gravé dans ma mémoire. C’est sûr que ce sera un match spécial puisque c’était notre équipe locale quand on était plus jeunes. »