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«Le party a levé» à La Voix

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Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

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La musique traditionnelle québécoise a refait timidement surface à la télé aux heures de grande écoute au cours de la dernière année.

Après que La Ziguezon Zinzon de La Bottine souriante eut permis à Team White de remporter la finale de Révolution, à l’automne 2018, le trad a résonné à La Voix lors de la participation du chanteur du groupe Mauvais sort aux auditions à l’aveugle. Même si aucun coach ne s’est retourné, Nicolas Geoffroy-Brûlé affirme ne retenir que du positif de l’expérience.

« À voir les commentaires sur les réseaux sociaux et le nombre de fois que la vidéo de mon ‘‘après-performance’’ a été visionnée en ligne (plus de 50 000 fois), je suis convaincu d’une chose : tout le monde a tripé », racontait-il lors d’un entretien avec Le Journal après son passage à l’émission, l’hiver dernier.

Tout le monde, ça comprend Marc Dupré, Lara Fabian, Éric Lapointe et Alex Nevsky. Après la prestation de Geoffroy-Brûlé, les coaches ont bondi de leurs chaises et ont fait quelques pas de danse après lui avoir demandé de poursuivre sa chanson.

« Le party a levé dès la première mesure. Le public était en délire », se souvient le candidat.

Explorer autre chose

N’empêche, handicapé par son genre musical, le vétéran du trad avoue qu’il allait à La Voix en « sachant pertinemment » qu’il ne gagnerait pas.

« Mais j’aurais aimé faire au moins une étape de plus. Pour explorer autre chose », dit-il.

« J’ai fait quelques événements corporatifs en dehors de Mauvais sort, au cours des derniers mois, qui m’ont sorti de ma zone de confort. Je pense que j’ai un talent dans la variété qui aurait mérité plus d’attention. »

Relance

S’il souhaite que La Voix redonne un second souffle à Mauvais sort, Nicolas Geoffroy-Brûlé ne croit pas qu’il redeviendra musicien à temps plein comme avant. « Je suis ailleurs dans ma vie. J’approche la quarantaine, je suis copropriétaire de l’entreprise familiale avec mes parents et ma femme, dans le domaine de l’immobilier, précise-t-il. Je me verrais mal laisser ça. »