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4 messieurs qui parlent (encore) d’avortement

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Imaginez un monde dans lequel les femmes décideraient si les examens de la prostate sont nécessaires. On y verrait une incohérence. J’ai ressenti la même chose pour ces hommes qui se prononcent sur l’avortement.

Mercredi soir, sur les ondes de TVA, avait lieu le tout premier débat des chefs en français, animé par Pierre Bruneau. Aucune femme à l’écran, déjà c’est problématique. La première question : doit-on rouvrir le débat sur l’avortement ?

Est-ce que je rêve ? Sommes-nous dans les années 1960 ? Moi qui croyais que le droit à l’avortement était réglé, faut croire que je me suis trompée.

Je suis une jeune femme et quand je vois des hommes débattre d’un sujet qui concerne les femmes, je ressens un gros malaise.

Nous sommes tous pour la vie

On aurait bien aimé savoir quelle était la position d’Andrew Scheer, chef du Parti conservateur, par rapport à l’avortement. Malheureusement, il n’a pas répondu clairement, malgré les questions insistantes de Justin Trudeau, chef du Parti libéral.

Le lendemain, Andrew Scheer a admis être « personnellement pro-vie ».

Sais-tu, Andrew (je me permets de te tutoyer comme l’a fait le premier ministre lors du débat), ce que je pense de ta position ? Tu es anti-choix.

Je suis pour la vie. Tout le monde est pour la vie. Quand on s’oppose au droit à l’avortement, on est contre le fait d’accorder aux femmes le droit de choisir. On est contre le fait de laisser le pouvoir aux femmes d’avoir le contrôle sur leurs grossesses et leur fertilité.

Dire que l’on est « pro-vie » a comme effet de masquer le fait que l’on ne veut pas octroyer la liberté de choix aux femmes.

J’ai hâte que les politiciens comprennent que ce dossier est clos.

Le droit à l’avortement ne doit pas être remis en question, peu importe leur opinion.