/sports/opinion/columnists
Navigation

Le défi relevé des Alouettes

Coup d'oeil sur cet article

Khari Jones a résumé en quelques mots la saison des Alouettes.

« Nos joueurs ont refusé de s’attarder sur les événements qui ont marqué cette concession. Ils ont décidé de jouer en puisant dans leurs ressources, en croyant en leur talent et en formant une équipe fière et unie. Je voudrais les féliciter, ils le méritent amplement. »

Et Khari Jones également.

Quel revirement. Cette concession n’allait nulle part, il y a quelques mois. Un propriétaire désintéressé. Un entraineur qui ne savait comment s’adapter à la Ligue canadienne. Un directeur général qui n’inspirait plus confiance. En l’espace de quelques jours, le président Patrick Boivin et son groupe, avec l’appui de la Ligue canadienne, qui détient toutes les actions de l’organisation, ont passé la vadrouille.

Puis, Jones a pris les commandes. Il a confié l’attaque de son équipe à Vernon Adams fils. Et, on connait le reste de l’histoire. Les Alouettes participeront aux séries éliminatoires.

On ne peut que s’en réjouir.

Retour des fans

Le football de la Ligue canadienne, et surtout les Alouettes, retrouveront graduellement leurs partisans, ceux qui avaient perdu tout espoir devant les ratés d’une organisation qui n’avait plus à cœur la cause du football à Montréal.

Ils sont amusants. Ils sont imprévisibles. Ils sont spectaculaires. Et, ils ont appris à défier l’adversité et à tourner à leur avantage les événements qui ont marqué la saison jusqu’à maintenant.

Peut-on croire que le football à Montréal repose maintenant sur une base solide? Pourquoi pas? À moins que la LCF ne sabote elle-même son propre produit.

Le commissaire Randy Ambrosie n’a toujours pas trouvé d’acheteurs.

Et pourtant, il y a des gens sérieux, des hommes d’affaires attachés à la communauté, impliqués dans le monde des affaires de Montréal, qui n’attendent que le moment pour poursuivre ce que les gens impliqués actuellement dans les opérations de l’entreprise ont accompli cette saison.