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Rhinovirus mortel et inquiétant dans un CHSLD de la Montérégie

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Quatre personnes sont décédées après avoir contracté un virus respiratoire au CHSLD Gertrude-Lafrance à Saint-Jean-sur-Richelieu en Montérégie. Devant l’ampleur de la contamination, les résidents ont été isolés et le bureau de vote en vue des élections a été déplacé.

«Nous sommes préoccupés par la situation que nous suivons au quotidien de façon intensive», affirme le directeur par intérim de la Santé publique de la Montérégie, Mathieu Lanthier-Veilleux.

L’éclosion du rhinovirus remonte à la mi-septembre. Depuis, quatre résidents du centre de soins de longue durée montérégien ont succombé à ce virus respiratoire qui aurait touché une soixantaine de personnes.

«C’est un virus très commun. Il y a plus de 160 sortes de rhinovirus qui sont dans la majorité des cas très bénins. C’est le virus du rhume ordinaire qui crée de l’écoulement nasal, un peu de toux et peu de fièvre. C’est un virus pas très méchant, mais très contagieux qui se propage quand les gens toussent ou éternuent dans votre visage, se toussent dans les mains et touchent des objets», explique le microbiologiste Karl Weiss.

Personnes vulnérables

Le spécialiste en maladies infectieuses ajoute que le type de rhinovirus qui frappe au CHSLD Gertrude-Lafrance peut menacer certaines personnes vulnérables: les patients immunosupprimés (chimiothérapie ou greffe de moelle), les personnes âgées ou qui ont déjà un ou des problèmes de santé sous-jacents. «Le rhinovirus va tout débalancer.»

Des mesures ont donc été prises afin de stopper la propagation du virus entre les murs du CHSLD Gertrude-Lafrance. Les résidents ont été isolés, les visites non nécessaires annulées, les employés portent des masques et les activités communes ont été annulées.

«L’isolement est la seule façon de casser la chaîne de transmission du virus, car il n’a pas de vaccin, de traitement. Il faut empêcher le virus d’être introduit dans une communauté. Si vous avez une infection, évitez de visiter votre famille au CHSLD. On ne veut pas que vous soyez le cheval de Troie», conseille Karl Weiss.

Depuis deux jours, aucun nouveau cas d’infection n’aurait été rapporté au CHSLD Gertrude-Lafrance.