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Rouge et Or: William Desgagné prend du galon

Mis de côté lors du 1er match, le plaqueur a pris les choses au sérieux

William Desgagné a réussi son premier sac en carrière contre les Stingers dimanche dernier.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés William Desgagné a réussi son premier sac en carrière contre les Stingers dimanche dernier.

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Le choc du premier match passé, William Desgagné gravit les échelons au sein de la ligne défensive du Rouge et Or de l’Université Laval.

Laissé de côté lors du premier match de la saison contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, le plaqueur de première année a obtenu le départ lors des deux dernières rencontres, dont celui de dimanche dans la victoire de 74-0 face aux Stingers de Concordia.

« Ce fut un petit choc, a avoué Desgagné au sujet de la décision des entraîneurs de ne pas l’habiller lors du coup d’envoi de la saison, mais je m’en suis remis. Je me suis parlé à moi-même et je me suis dit que ce n’était pas le temps de peser sur le bouton de panique. Il ne s’agissait que du premier match et la saison peut être longue. Ce n’est pas comment tu débutes qui est important, mais la façon [dont] tu finis la saison qui compte. »

Élu sur l’équipe d’étoiles l’an dernier en Division 1, le produit des Cougars du Collège Champlain a vécu une période d’adaptation. « En raison de la verge qui sépare les deux lignes, j’avais de la misère avec mon jeu de pieds, a-t-il expliqué. C’est encore une lacune, mais je mets l’emphase là-dessus. Je tente d’y penser à chaque entraînement. Dans le circuit collégial, je faisais un pas et je pouvais toucher le joueur de ligne offensive.

« Il y a encore du travail à faire, mais je m’améliore, de poursuivre le gaillard de 6 pi 1 po et 284 lb. Avec Glen [Constantin] comme entraîneur de position et la qualité de nos joueurs de ligne offensive, tu n’as pas le choix de t’améliorer. »

Premier sac

Desgagné a obtenu son premier sac dans la victoire face aux Stingers. « C’était un beau moment, a indiqué l’étudiant en génie mécanique. Le mot d’ordre était de mettre de l’intensité et de prendre avantage de la ligne offensive adverse qui avait accordé plusieurs sacs depuis le début de la saison. » Si Desgagné était content, c’était la même chose pour Alexandre Gagnon. « C’était excitant de réussir un sac à chacune des trois premières séries et j’étais content pour William et Thomas [Khuong] qui ont obtenu leur premier sac en carrière, a mentionné le vétéran ailier défensif, qui a lui aussi obtenu un refoulement du quart-arrière. Ces sacs ont amené énormément d’énergie. On voulait placer Concordia en 2e essai et long, et les demis défensifs ont par la suite fait un très bon travail en couverture. Ils ont haussé leur jeu d’un cran après une contre-performance contre McGill. Contre Montréal, c’est nous sur la ligne défensive qui avions eu des problèmes à stopper le sol. »

Bataille constante

Partant lors des deux dernières parties, Desgagné sait qu’il n’y a rien d’acquis. « Même s’il y a un petit stress de plus, c’est stimulant la bataille à toutes les semaines parce que tu n’as pas le choix de te donner à fond à chaque pratique. C’est en compétitionnant contre de bons joueurs que tu deviens meilleur. »

Zack Fitzgerald : son grand-père dans ses pensées

Zack Fitzgerald a dédié le match contre les Stingers à son grand-père qui est décédé la semaine dernière.
Photo d’archives, Simon Clark
Zack Fitzgerald a dédié le match contre les Stingers à son grand-père qui est décédé la semaine dernière.

Zack Fitzgerald avait une raison de plus de vouloir offrir une bonne performance, dimanche, face aux Stingers de Concordia.

Le demi de coin du Rouge et Or de l’Université Laval a eu la douleur de perdre son grand-père paternel, mercredi. « J’ai joué ce match à cent pour cent pour mon grand-père, a confié Fitzgerald. Je voulais m’assurer de bien faire. Ce fut un match émotif et j’ai été capable de garder la tête sur la rencontre. C’était important de jouer et j’y ai pensé le moins possible. »

Résidant de Calgary, son grand-père est décédé mercredi, mais le demi de coin a pu s’entretenir avec lui avant qu’il rende l’âme. « Je lui ai parlé deux heures avant son décès et j’ai pu lui dire mes derniers mots, a-t-il exprimé. Il était malade depuis trois ans et son décès n’est pas une surprise. J’ai pris l’avion cet été pour me rendre à Calgary et lui dire un dernier au revoir. Même si la distance nous séparait, nous étions [proches]. Depuis que je suis à Laval, il a pu regarder quelques-uns de mes matchs à la télévision. Un membre de la famille est venu à Québec pour le match, et sa visite a fait du bien. »

Moments difficiles

Malgré sa peine, le produit des Cheetahs de Vanier ne voulait pas rater la rencontre face aux Stingers. Il était présent à tous les entraînements la semaine dernière. « Après que j’aie annoncé la nouvelle sur Facebook, un entraîneur m’a offert de prendre du temps à l’écart du football, mais ce n’était pas dans mes options, a-t-il raconté. Les joueurs m’ont appuyé dans cette épreuve. Ils ont aussi réalisé que j’avais parfois la tête ailleurs lors des entraînements. Je sortais de ma bulle. »

Toujours de belle humeur, Fitzgerald a traversé des moments difficiles. « Quand j’ai annoncé la nouvelle aux gars, je n’avais pas le goût de rire. Une fois sur le terrain, c’est difficile de ne pas s’amuser avec les gars. D’avoir la tête au football m’a grandement aidé. »