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Carabins : le collectif avant tout

Carabins : le collectif avant tout
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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À chaque saison, il y a des joueurs de quatrième année chez les Carabins de l’Université de Montréal qui espèrent être sélectionnés au prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

L’édition 2019 ne fait pas exception, alors que des athlètes comme Brian Harelimana, Marc-Antoine Dequoy et Benoît Marion pourraient bien entendre leur nom dans les premières rondes de l’encan du circuit Ambrose.

Parmi ceux-ci, Marion a révélé l’état d’esprit qui l’habite et qu’il partage avec ses coéquipiers se trouvant dans la même situation.

«Nous sommes plusieurs gars, particulièrement du côté défensif, qui auront probablement des opportunités pour l’an prochain. Nous nous parlons et nous nous disons que présentement ça ne sert à rien de penser à ça et de stresser», a-t-il affirmé avant l’entraînement des siens, mardi soir.

«Moi, comment je vois ça, c’est que plus nous allons gagner des matchs de football et que nous serons capables de nous rendre loin dans les séries et au niveau canadien, plus il y aura de regards et de personnes qui vont regarder nos parties. Ça nous amènerait plus de visibilité», a ajouté le joueur de ligne défensive.

Mis au fait des commentaires de son joueur, l’entraîneur-chef Danny Maciocia était fier de la mentalité qui règne dans les rangs de l'équipe.

«Ça démontre quel genre de formation nous avons ici à l’Université de Montréal, quand les gens réalisent que l’équipe est plus importante que l’individu, a exprimé celui qui a œuvré 14 ans dans la LCF. Les joueurs savent que si nous jouons du bon football, que si nous gagnons des matchs et que si nous allons chercher un championnat, ils sont tous gagnants. À la fin de l’année, nous allons tous profiter de cette situation, que ce soit avec le repêchage ou autre chose.»

Une liste bien remplie

S’il ne veut pas s’en faire avec le repêchage pour l’instant, Marion attire toutefois les regards des recruteurs croisés sur les galeries de presse. Le colosse de 6 pi 5 po et 250 lb retient l’attention, car il a un talent pour rabattre les quarts-arrière adverses au sol.

En effet, il est à égalité au premier rang du circuit québécois à ce chapitre avec six sacs. Pourtant, finir la campagne 2019 au premier rang pour les sacs du quart ne semble définitivement pas une priorité pour Marion.

«Ce n’est pas quelque chose qui se retrouve au sommet de ma liste. C’est un petit bonbon que j’aime avoir. Comme joueur de ligne défensive, c’est l’une des façons de se faire reconnaître.»

Dans ce cas, qu’est-ce qui se retrouve au sommet de sa liste?

«C’est de gagner la Coupe Dunsmore et de ramener la Coupe Vanier à l’Université de Montréal, n’a pas hésité à dire le numéro 44. C’est pour ça que je me suis engagé ici il y a quatre ans. C’est pour ça que je travaille fort tout l’hiver, que je cours et que je fais des sacrifices.»

«Si je dois réaliser beaucoup de sacs du quart et finir en première position pour que mon équipe gagne des rencontres, je vais le faire. Si c’est Philippe Lemieux-Cardinal ou Brian Harelimana qui font des gros sacs et que moi je termine avec le même nombre qu'en ce moment, pour moi ça ne change rien. L’important c’est que collectivement nous fassions bien.»