/misc
Navigation

Des suspensions pour Badra et Fleury

Mickael Badra
Photo Agence QMI, Marc DesRosiers Mickael Badra

Coup d'oeil sur cet article

L’ailier défensif Mickael Badra, du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, et le maraudeur Tristan Fleury, de McGill, écopent chacun d’un match de suspension pour avoir enfreint le code d’éthique sportive du RSEQ.

Le commissaire du RSEQ Benoît Doloreux a rendu sa décision, ce midi, dans les deux dossiers. Initialement, Badra avait été blanchi, mais les Stingers ont porté le dossier en appel présentant de nouvelles images plus précises de l’incident impliquant l’ailier défensif et le receveur Vincent Alassandrini dans les instants suivant la victoire de Concordia.

«Les images étaient un peu mieux avec un angle plus rapproché où on l’on voit plus le mouvement, mais il n’est pas si évident de déterminer à quel endroit le coût a été porté, a raconté le directeur-général du RSEQ Gustave Roel pour expliquer la décision du commissaire. Il est toutefois possible de déterminer qu’il y a eu un mouvement volontaire et non naturel.»

Du côté des Stingers, on voyait les choses d’un autre œil. «Une suspension d’une partie, c’est mieux que zéro, mais on souhaitait qu’il reçoive au moins deux parties, a mentionné l’entraîneur-chef Brad Collinson. Quand tu célèbres avec ton équipe, tu ne mérites pas de te faire frapper. Ce type de geste n’a pas sa place dans notre sport. Tu peux être déçu de perdre, mais tu ne donnes pas de coup.»

Alessandrini a raté les deux dernières parties depuis les incidents et on prévoit qu’il puisse revenir au jeu le 19 octobre à Sherbrooke. Il a accompagné ses coéquipiers à Québec en fin de semaine dernière. «Il n’y aura pas de vengeance, a assuré Collinson. On ne visera personne. Ce n’est pas dans nos valeurs.»

Geste puni

Dans le cas de Fleury, son plaqué à l’endroit du receveur Carl Chabot, des Carabins de l’Université de Montréal, n’a pas été jugé comme s’il avait pris son adversaire comme cible («targeting»). «Il aurait dû recevoir une pénalité de 15 verges pour dardage, mais la séquence ne comportait pas tous les éléments pour que le commissaire puisse déterminer qu’il avait pris son adversaire comme cible, a expliqué Roel. Son geste après le plaqué (il a placé ses deux mains sur son casque pour souhaiter bonne nuit à Chabot qui est demeuré au sol) ne respectait pas le code d’éthique.»

Finalement, le maraudeur Ethan Makonzo, des Carabins, a été blanchi pour son plaqué à l’endroit du porteur de ballon Laurent Sansalone. «Il n’a pas frappé à la tête, mais dans le dos, a indiqué Roel. La zone était toutefois fine entre un plaqué légal et un plaqué illégal et le commissaire a soulevé qu’il n’était pas loin de l’autre côté dans son jugement.»

Toutes les parties impliquées ont un délai de 72 heures pour porter les décisions en appel.

Pas de plainte

Frappé solidement en fin de match, dimanche, par un secondeur des Stingers, le porteur de ballon Luca Perrier a subi une commotion cérébrale. Le Rouge et Or n’a pas envoyé la

bande vidéo au commissaire. «C’était un dur plaqué, mais un coup légal, a affirmé Collinson. Nous en avons parlé moi et Glen (Constantin) après la rencontre. C’est dommage que Luca ait subi une blessure, mais trois joueurs se sont frappés au même moment.»

Constantin abondait dans le même sens. «C’était un coup très, très légal».