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Le profilage racial aussi dénoncé à Repentigny

La mairesse affirme que la Ville de Lanaudière a reçu des plaintes

conseil municipal de Repentigny
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault Jenny Martin a posé des questions sur le profilage racial des policiers, mardi, lors du conseil municipal de Repentigny.

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REPENTIGNY | Une dizaine de citoyens noirs ont dénoncé mardi au conseil de ville de Repentigny le profilage racial auquel ils auraient fait face depuis plusieurs années par la police municipale.

La mairesse de Repentigny s’est voulue rassurante alors que la dizaine de résidents noirs faisaient part de leurs préoccupations.

« La discrimination raciale n’a pas sa place à Repentigny, on ne veut pas voir ça ici, et ce n’est pas encouragé », a martelé Chantal Deschamps, qui a tenu un discours d’une douzaine de minutes sur le sujet dès le début de la séance mensuelle du conseil.

Cette intervention survient au lendemain d’un rapport dévastateur sur la discrimination au sein du Service de police de la Ville de Montréal, qui a démontré, entre autres, qu’un Noir a 4,2 fois plus de chance d’être interpellé qu’un Blanc.

Un article du Journal datant de novembre 2018 avait également fait état de cette problématique à Repentigny, sur la Rive-Nord.

Formation

« Est-ce qu’il y a des employés de notre ville qui ont des tendances racistes ? Je suis incapable de vous répondre », a ajouté Mme Deschamps, qui a aussi confirmé que la Ville avait eu des plaintes à ce sujet.

Jenny Martin, une résidente d’origine haïtienne, a demandé si la Ville avait fait une évaluation des policiers qui ont suivi une formation en matière de droits de la personne et du profilage racial.

La mairesse a d’abord confirmé que les policiers avaient récemment suivi une formation de la Commission des droits de la personne, avant de se retourner vers le directeur général de Repentigny, David Legault.

« La formation est complétée et elle s’adressait à l’ensemble de nos services pour qu’ils prennent bien conscience de la diversité qui s’installe sur notre territoire depuis quelques années, a mentionné M. Legault. C’est dans les actions qu’on va retrouver la vérification du résultat et c’est en progression. »

Pas de réponse

Hèzu Kpowbié, un autre citoyen d’origine haïtienne, a de son côté demandé combien de policiers et policières de Repentigny ont été visés pour des plaintes contre les droits de la personne en déontologie policière, depuis septembre 2018.

M. Legault et la Ville de Repentigny n’étaient cependant pas en mesure de répondre à cette question.