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Pont Jacques-Cartier : Extinction Rebellion Québec estime que son coup d’éclat est justifié

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Le groupe Extinction Rebellion Québec a défendu l’escalade de la structure du pont Jacques-Cartier, ce qui a entraîné l’arrêt de la circulation mardi matin sur le pont. 

Le coordonnateur aux communications du groupe Louis Ramirez affirme qu’il s’agit d’un geste de perturbation réfléchi. 

«Les sciences sociales montrent que pour atteindre un changement, la perturbation est nécessaire», a-t-il dit à LCN. 

Toujours selon M. Ramirez, une centaine de membres au Québec auraient affirmé être prêts à se faire arrêter par les autorités, «si ce sacrifice peut aider à sauver des enfants.» 

Un geste extrémiste? 

Questionné par rapport au geste revendicateur de mardi matin, qualifié par certains internautes d’«extrême», Louis Ramirez se montre catégorique. 

«La science nous envoie un message qui est extrême et il faut agir à la hauteur. Donc, je ne pense pas que ce soit nous qui sommes extrêmes», a-t-il affirmé. 

Le groupe de protestation n’ignore pas le fait que leurs gestes puissent causer plusieurs désagréments aux citoyens qui n’y prennent pas part, mais tient à souligner que là n’est pas leur intention. 

«Personne ne se lève chez Extinction Rebellion en disant ‘’bon, ce matin je vais aller embêter les gens’’», a précisé M. Ramirez. 

D’après le coordonnateur aux communications d'Extinction Rebellion Québec, il est temps pour les gouvernements de se montrer honnête envers la population et de mesurer les possibles répercussions à venir, puisque «le message ne passe pas.» 

«Selon la science, on aurait jusqu’à 2050 pour complètement transformer la société, ce qui passe par une coupure de 26% des GES par année», donne-t-il en exemple. 

Prise de conscience 

Plusieurs internautes ont accusé l’organisation de contribuer aux gaz à effet de serre en obligeant les automobilistes à emprunter des détours et à rouler davantage pour se rendre à destination. 

«C’est négligeable par rapport à ce qu’il faut pour une mobilisation citoyenne, a mentionné Louis Ramirez. Il faut commencer à élargir l’analyse et pas regarder ces gestes individuels.» 

Selon lui, tant que les citoyens ne prendront pas conscience de la crise écologique, on peut s’attendre à ce que des gestes comme celui de mardi se répètent. 

Les groupes revendicateurs autonomes se multiplieront dans les mois à venir, en commençant à la Ville de Québec. 

«Ça va passer par la désobéissance civile non violente», a conclu Louis Ramirez. 

En un an, le groupe d’Extinction Rebellion est passé d’une dizaine d’individus à un mouvement international. 

Seulement à Montréal, 3 400 personnes ont donné leur adresse courriel pour prendre part au mouvement d’Extinction Rebellion en un an seulement. 

Les militants écologistes d'Extinction Rebellion ont entamé lundi deux semaines d'actions coups de poing à travers le monde, à Londres, Sydney, New York ou encore Paris, pour dénoncer l'inaction «criminelle» des gouvernements face à la crise climatique, entraînant des centaines d'arrestations.