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Bertrand Charest renonce à faire appel de sa sentence

Bertrand Charest renonce à faire appel de sa sentence
Photo d'archives

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L'ex-entraîneur de ski alpin Bertrand Charest, condamné pour avoir agressé sexuellement des athlètes adolescentes de l'équipe féminine nationale, a renoncé à faire appel de sa sentence et poursuivra sa détention.

«On ferme les livres et on accepte la sentence», a confirmé Me Antonio Cabral, l'avocat de Bertrand Charest, mardi, à l'Agence QMI.

Son client renonce donc à faire appel devant la Cour suprême du Canada pour contester sa peine.

Le 22 août dernier, la Cour d'appel du Québec avait réduit la peine de l'ex-entraîneur de 21 mois, d'une durée initiale de 12 ans, en faisant valoir que Charest n'aurait pas dû être condamné pour certaines accusations.

Une condamnation pour une agression sexuelle commise en Nouvelle-Zélande est ainsi passée à la trappe, le Canada n'ayant pas de compétence judiciaire sur ce territoire. D'autres chefs avaient aussi été retirés, puisqu'une personne ne peut être condamnée pour de multiples accusations pour un même événement.

Compte tenu de sa détention provisoire, Bertrand Charest se retrouve donc avec environ trois ans de détention à purger.

Bien qu'il renonce à faire appel devant la Cour suprême, Bertrand Charest continue de nier toute responsabilité pour les crimes qu'il a commis.

En juin 2017, l'homme avait été jugé coupable de 37 des 57 accusations qui pesaient contre lui, pour des crimes sexuels commis dans le courant des années 1990, alors qu'il dirigeait les équipes nationales juniors féminines et laurentiennes. Il avait profité de sa position d'autorité pour agresser des athlètes adolescentes, allant jusqu'à avoir des relations sexuelles avec quatre de ses victimes, dont une qui était tombée enceinte.

Trois victimes, Geneviève Simard, Gail Kelly et Anna Prchal, avaient déposé une poursuite au civil contre Canada Alpin dans la foulée de cette affaire. Elles se sont finalement entendues à l'amiable avec l'organisation en juillet dernier.

Canada Alpin avait aussi reconnu ses torts dans cette histoire en avouant avoir échoué à soutenir ses athlètes. «Canada Alpin s'est d'abord préoccupé de son propre sort, et non de celui des victimes. Nous en sommes profondément désolés», avait exprimé l'organisation en juillet.