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Climat: les partis ne vont pas assez loin, dit une ex-bloquiste et porte-parole d'Extinction Rebellion Québec

Climat: les partis ne vont pas assez loin, dit une ex-bloquiste et porte-parole d'Extinction Rebellion Québec
Photo d'archives Agence QMI, Dario Ayala

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L’une des porte-parole d'Extinction Rebellion Québec Catherine Bouchard-Tremblay, qui a déjà porté les couleurs du Bloc québécois, est d’avis qu’aucun des partis politiques ne va assez loin dans ses engagements pour l’environnement.

«Il n’y en a aucun qui prône ce qui est nécessaire de faire si on veut empêcher que le réchauffement climatique dépasse les 2 degrés [Celcius]», a-t-elle précisé cette semaine en entrevue à TVA Nouvelles.

«On a cinq ans pour agir et on n’a pas le temps de créer un parti et de jouer cette game-là», a-t-elle noté.

La porte-parole a elle-même fait part de ses précédents engagements politiques. «Moi, j’ai déjà fait de la politique personnellement. J’ai déjà été pour Option nationale, j’ai déjà été pour le Bloc québécois et je continue de suivre ça de très près», a-t-elle confié.

Catherine Bouchard-Tremblay est une des porte-parole de l’organisation qui a créé plusieurs perturbations à Montréal cette semaine. Elle a été candidate bloquiste en 2018 à l'élection partielle de Chicoutimi-Le Fjord, au Saguenay.

À l’époque étudiante en psychologie, elle avait notamment défendu l’ex-chef Martine Ouellet. «Elle est indépendantiste et moi aussi. Je vais travailler avec ceux qui voudront venir avec nous», avait-elle dit.

«Mais en ce moment ce que je vois, c’est que le système électoral qu’on a, à la fois il est trop rapide parce qu’aux quatre ans on change, et à la fois il est trop long parce qu’on propose des solutions qui sont "court-termistes" pour avoir la prochaine élection», a-t-elle ajouté.

Catherine Bouchard-Tremblay a aussi été deux fois candidate pour Option nationale en 2012 et en 2014.

Rappelons que tôt mardi matin, trois militants d’Extinction Rebellion ont escaladé la structure du pont Jacques-Cartier à Montréal, forçant sa fermeture complète de l'ouvrage pendant plus de 90 minutes et perturbant ainsi le trafic à l’heure de pointe matinale.

Catherine Bouchard-Tremblay a toutefois affirmé en soirée ce jour-là que l’objectif n’était pas de créer de la frustration.

«On cherche un moyen d’être entendu, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas agréable pour personne de monter sur le pont Jacques-Cartier et faire en sorte qu’il y ait des bouchons de circulation. Ce n’est pas notre objectif. En fait, on veut augmenter la pression.»