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Coupable d’avoir séquestré et battu un junkie pendant plusieurs heures

Coupable d’avoir séquestré et battu un junkie pendant plusieurs heures
Capture d'écran

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Un homme de l’Estrie a été reconnu coupable de séquestration, de voies de fait armées et de menaces de mort à l’égard d’un junkie qu’il a tabassé pendant plusieurs heures avec deux complices pour une dette de 150$.

«Le tribunal a conclu que vous avez séquestré et donné de graves coups à la victime», a tranché le juge Paul Dunnigan lors de la dernière journée du procès de Maxime Vanier au palais de justice de Sherbrooke jeudi. 

Vanier a aussi été reconnu coupable de voies de fait graves à l’égard de Maxime Robitaille, 29 ans.

«La victime a été frappée avec une telle violence que sa vie a été mise en danger», a-t-il ajouté en regardant l’accusé de 31 ans, resté impassible en écoutant le magistrat.

Les faits se sont déroulés à l’appartement de l’accusé et de son ex-conjointe, Roxanne Lapointe, le 27 mai 2018. L’appartement du couple était situé sur la rue Short dans un quartier défavorisé de Sherbrooke et qui était connu dans le milieu comme étant une «crack house».

Mercredi, l’ex-conjointe a plaidé coupable de séquestration et de voies de fait. Quant à l’autre complice, Benoit Desrosiers, 52 ans, il a plaidé coupable en avril dernier des mêmes chefs d’accusation qui pesaient contre Vanier et a écopé de quatre ans et cinq mois de prison.

Du sang partout

Lorsque Maxime Robitaille s’est adressé à la cour mercredi pour raconter ce qui s’était passé, il a mentionné «qu’il n’y avait pas une place dans l’appartement qui n’avait pas de sang par terre» et «qu’il avait mangé près de 200 coups» en plus d’avoir été battu avec une matraque télescopique.

La victime a également été attachée avec du ruban et des attaches en plastique pendant plusieurs heures.

► Maxime Vanier sera de retour en cour le 19 novembre pour la suite des procédures judiciaires.