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Ils partent à la Coupe du monde

Sept académiciens de l’Impact défendront les couleurs du Canada au Mondial U17, au Brésil

Le gardien Benjamin Collins participera au Mondial U17, à compter de la fin du mois.
Photo courtoisie, soccer canada Le gardien Benjamin Collins participera au Mondial U17, à compter de la fin du mois.

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Sept jeunes joueurs de l’Académie de l’Impact prennent la route du Brésil, où ils vont représenter le Canada lors de la Coupe du monde U17, qui se déroulera du 26 octobre au 17 novembre.

Le gardien Benjamin Collins, les défenseurs Keesean Ferdinand et Maxime Bourgeois, de même que les milieux Tomas Giraldo, Sean Rea, Matthew Catavolo et l’attaquant Mouhamadou Kane vont vivre l’expérience d’une vie.

« C’est un rêve avant tout parce qu’on n’a pas toujours l’occasion de dire qu’on va faire une Coupe du monde. Je vais pouvoir en parler à mes enfants plus tard », a confié Tomas Giraldo, dont les parents sont d’origine colombienne et se rendront au Brésil avec lui.

« C’est une grande fierté et je veux tout donner pour le badge canadien », a ajouté Matthew Catavolo.

Frénésie

Les Canadiens vont affronter l’Angola le 29 octobre, la Nouvelle-Zélande le 1er novembre, mais surtout le Brésil, le 26 octobre, à l’occasion du match d’ouverture du tournoi.

« Ça va avoir lieu dans un stade d’environ 20 000 places, on va vite pouvoir comparer notre niveau de jeu aux joueurs sud-américains », a mentionné Catavolo.

On sent Giraldo fébrile quand il parle de l’expérience qu’il va vivre.

« Ça va être un match fou, quelque chose de différent qu’on n’a pas l’occasion de vivre ici. Normalement, lors de nos matchs, ce sont pas mal juste nos parents qui viennent nous voir.

L’ambiance là-bas va être incroyable. On y est un peu habitués parce qu’on a déjà fait des voyages en Europe. Ça ne devrait pas trop nous affecter. »

Bonnes chances

Les jeunes Canadiens étant dans le groupe du Brésil, ils vont donc devoir surtout lutter pour mettre la main sur la seconde place du groupe.

« Nos chances de finir deuxièmes du groupe sont quand même assez bonnes, mais il ne faut pas négliger l’Angola, une équipe physique et technique », a prévenu Ferdinand.

Catavolo estime qu’avec les autres membres de la formation canadienne, qui viennent presque tous du Toronto FC et des Whitecaps de Vancouver, le collectif canadien est solide.

« On a une chimie sur le terrain en étant plusieurs de l’Académie. Quand on mélange nos qualités avec celles des gars de Toronto et Vancouver, on va faire mal aux autres équipes. »

Progression

Cette importante expérience internationale va surtout permettre aux jeunes représentants du Bleu-blanc-noir de voir où ils se situent.

« On va jouer contre des joueurs qui ont déjà un contrat professionnel. Ça va nous donner un avant-goût de ce qu’est la vie au haut niveau », a fait remarquer Keesean Ferdinand.

Cette impression est confirmée par Patrick Leduc, directeur administratif des opérations soccer.

« Quand tu vois des joueurs de ton âge d’autres pays, tu vas trouver qu’il y a encore du travail à faire, mais en même temps tu vas aussi réaliser qu’ils sont humains.

Ce n’est pas parce qu’ils sont Brésiliens, Portugais ou Français qu’ils font des choses que, nous, on n’est pas capables de faire. »

Œil extérieur

L’Impact a noué une bonne relation avec Soccer Canada ces derniers mois et la sélection de sept espoirs fait plaisir à Patrick Leduc.

« C’est sûr que ça fait plaisir, et le fait que ce soit quelqu’un de l’extérieur qui désigne ces joueurs-là, c’est une fierté, ça nous aide à évaluer notre travail et ça nous donne du recul sur ce qu’on fait.

Notre objectif n’est pas de fournir des joueurs au programme national, on se concentre sur les besoins de l’équipe professionnelle, mais si dans le parcours l’équipe nationale te dit qu’elle veut cinq, six ou sept joueurs, c’est une bonne chose. »

Pour celui qui a porté les couleurs de l’Impact et du Canada, c’est une façon de prendre du recul par rapport au travail accompli au quotidien.