/world/usa
Navigation

L’auteur présumé de la tuerie d’El Paso au Texas plaide non coupable

Coup d'oeil sur cet article

Un jeune Américain accusé d’avoir tué 22 personnes en août dans un hypermarché d’El Paso, au Texas, a plaidé non coupable jeudi devant un tribunal de cette ville du sud des États-Unis, selon la justice locale.

Patrick Crusius, un homme blanc de 21 ans, avait été inculpé en septembre pour assassinats et il encourt la peine capitale ou la prison à vie.

L’accusé « a plaidé non coupable cet après-midi et le procureur Jaime Esparza demandera la peine de mort », a indiqué à l’AFP le parquet d’El Paso. 

Le motif raciste pourrait également être retenu, avait affirmé en septembre le parquet fédéral alors que le ministère de la Justice a qualifié son acte de « terroriste ».

Dans un manifeste mis en ligne avant l’attaque, il avait dénoncé une « invasion hispanique du Texas » puis avait admis en garde à vue avoir voulu s’en prendre à des « Mexicains ».

Originaire d’Allen, dans la banlieue de Dallas, il avait roulé jusqu’à El Paso, ville à majorité hispanique à la frontière avec le Mexique, avant d’ouvrir le feu avec un fusil semi-automatique sur les nombreux clients d’un hypermarché Walmart.

Huit ressortissants mexicains figuraient parmi les victimes décédées et beaucoup d’autres étaient des Américains d’origine hispanique.

Patrick Crusius est en détention depuis son arrestation. Il a été placé à l’isolement et fait l’objet d’une surveillance accrue pour empêcher une tentative de suicide, selon la presse locale.

Quelques heures après la fusillade d’El Paso, un autre tireur avait ouvert le feu à Dayton, dans l’Ohio (nord), tuant neuf personnes avant d’être abattu par la police.

Les deux drames ont rouvert le débat sur la prolifération des armes à feu aux États-Unis, régulièrement endeuillés par des tueries de masse.

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale un des marqueurs de sa présidence, a été pointé du doigt pour ses diatribes contre les Mexicains, qu’il a assimilés à des « violeurs » lors de sa campagne pour la présidentielle de 2016. Depuis, il a régulièrement usé le terme « invasion » pour qualifier les migrants clandestins et les démocrates lui reprochent d’avoir « attisé la haine » extrémiste.