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Manifestation sur le pont Jacques-Cartier : Coincée dans un taxi adapté pendant 4 heures

Manifestation sur le pont Jacques-Cartier : Coincée dans un taxi adapté pendant 4 heures
Photo Agence QMI, Pascal Girard

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Une femme est restée pendant quatre heures dans un taxi adapté, en raison de la manifestation du groupe Extinction Rébellion sur le pont Jacques-Cartier, à Montréal, mardi.  

«Oui c’est important l’environnement, mais il ne faut pas que ça se fasse au détriment de la santé d’êtres humains qui vivent des difficultés dans leur quotidien », a dit jeudi à Qub radio Jacynthe Bergeron, dont la mère est restée coincée dans un taxi adapté.  

  

  

« Je suis désolée, mais il faut être un demeuré congénital [pour dire] que ce n’est pas un geste violent et que ça n’a pas d’impact sur les gens, autre que de rester pris dans le trafic», a-t-elle ajouté au micro de l’animateur Benoît Dutrizac.  

Elle raconte que sa mère devait partir de la Rive-Sud mardi pour se rendre à son rendez-vous médical à Montréal, en transport adapté. En raison des embouteillages monstres sur le pont, elle a finalement mis quatre heures à se rendre. Résultat : elle n’a pas pu recevoir son traitement pour douleurs chroniques au dos la journée même, forcée de revenir le lendemain en raison de son retard à la clinique.  

«Ma mère va mieux, parce qu’elle a eu son traitement hier (mercredi), mais ça lui a fait deux déplacements quand même, dont un totalement inutile», plaide Mme Bergeron. Elle ajoute qu’à son retour à la maison, mardi, sa mère a dû se mettre au lit : «Elle était trop en douleur. Elle avait de la difficulté à s’endurer, parce qu’elle est restée dans une position statique pendant trop longtemps. Ça aggrave son état.»  

Mme Bergeron soutient que sa mère n’était probablement pas la seule personne dans cette situation, lorsque les militants écologistes sont montés sur la structure du pont. Plusieurs personnes, estime-t-elle, étaient probablement en chemin pour recevoir un traitement de chimiothérapie ou pour tout autre rendez-vous médical.  

Celle qui assure faire sa part pour l’environnement - notamment en utilisant le train de banlieue pour se rendre au boulot tous les matins - a tenu à lancer un message à Extinction Rébellion Québec et aux personnalités publiques qui appuient le groupe. «Ils ne peuvent pas agir en toute impunité comme ça à aggraver l’état de santé de personnes vulnérables. [...] Et ça ne nous rallie pas à la cause. Il faut toujours vérifier si ce qu’on fait n’entraine pas un préjudice à quelqu’un. Je pense qu’ils doivent retourner faire leurs devoirs», a mentionné Jacynthe Bergeron.  

Un recours légal contre Extinction Rébellion ?  

En réaction au témoignage de Jacynthe Bergeron, le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu s’est questionné à savoir si un recours légal contre Extinction Rébellion était envisageable, estimant que ce genre de militantisme a une « portée criminelle ».   

  

  

« On s’attaque à la sécurité des gens », a-t-il dit au micro de Dutrizac. « Les gens ont l’impression que tout le monde va travailler quand ils traversent un pont, mais ce n’est pas le cas. »  

Il poursuit en déclarant : « Quand on commet des gestes comme celui-là, je pense qu’on s’attaque directement à la vie et à la sécurité des gens. C’est un geste criminel, il faut que la justice soit impitoyable. » 

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