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Red Wings: un joueur d’impact en devenir

Anthony Mantha désire atteindre le plateau des 30 buts

Red Wings: un joueur d’impact en devenir
AFP

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MONTRÉAL | Anthony Mantha a marqué des buts à la tonne avec les Foreurs de Val-d’Or dans la LHJMQ. À 18 ans, il a atteint le plateau des 50 buts. À 19 ans, il a fait encore mieux avec 57 buts en 57 matchs et 24 autres buts en 24 rencontres en séries.   

Choix de premier tour des Red Wings de Detroit en 2013, Mantha transportait le statut de future étoile de la LNH. Mais l’étoile n’a pas scintillé immédiatement.  

Il a eu besoin de temps. Probablement plus de temps que prévu. À ses trois premières saisons dans l’organisation des Wings, il s’est promené entre Grand Rapids et Detroit.  

Depuis deux ans, Mantha a sécurisé sa place avec les Red Wings en connaissant des saisons de 24 et 25 buts. Il en veut maintenant plus.  

À 25 ans et à sa sixième saison chez les professionnels, le colosse ailier droit de 6 pi 5 po et 225 lb a l’intention de s’établir comme un joueur d’impact dans la LNH.  

«Je crois que c’est tout à fait possible, a dit Mantha, à quelques heures d’un match contre le Canadien au Centre Bell. On en parle depuis plusieurs années maintenant, que je veux amener mon jeu à un niveau supérieur. D’après moi, cette année, ça va être l’année pour le faire.»  

 

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Le même joueur, mais plus confiant  

À ses deux premiers matchs cette saison avec les Red Wings, Mantha a affiché ses couleurs avec des sorties d’un but et deux passes face aux Predators à Nashville et de quatre buts contre les Stars de Dallas. Il forme un trio très dynamique avec Dylan Larkin et Tyler Bertuzzi.  

«Anthony semble encore plus rapide, a noté Larkin. Je sais qu’il a travaillé fort sur cet aspect au cours de l’été. Mais est-ce que je vois un joueur différent ? Non, pas nécessairement. J’ai toujours vu un ailier dynamique avec un grand potentiel. Il est dangereux dès qu’il saute sur la glace. Il joue vraiment en confiance. Il a gagné en confiance depuis la fin de la dernière saison et le Championnat du monde.»  

Mantha a aussi parlé d’un éveil survenu le printemps dernier.  

«À la fin de l’année dernière, quand on n’était plus dans la course aux séries, ç’a vraiment cliqué. Au camp, on était super contents de se retrouver sur la patinoire et on espérait jouer les trois ensemble. On a du plaisir ensemble et tout le monde travaille très fort.»  

Quand Mantha dit que ça cliquait vraiment, il ne ment pas. Lors des huit derniers matchs des Wings la saison dernière, le Québécois avait amassé 15 points (8 buts, 7 passes). Ensuite, au Championnat du monde avec l’équipe canadienne, il avait poursuivi sur sa lancée avec une récolte de 14 points (7 buts, 7 passes) en 9 matchs.  

 

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30 ou plus  

Mantha n’a pas peur de parler de ses objectifs personnels. Avant l’ouverture de la saison, il espérait marquer 30 buts pour une première fois. Après ses deux premiers matchs, il a dit aux collègues de Detroit qu’il devrait probablement revoir ses objectifs à la hausse.  

«Oui, je veux marquer 30 buts, a répliqué Mantha. C’est la confiance qu’il faut. C’est mon objectif premier, ça l’a été les deux dernières saisons et je ne l’ai pas atteint. Après, on va voir ce qui va se passer.»  

Le parcours de Mantha reste intimement lié à celui de Blashill. Il a fait ses premiers pas dans la Ligue américaine en 2014-2015 avec Blashill derrière le banc. La saison suivante, Blashill remplaçait Mike Babcock à Detroit. L’Américain de 45 ans n’a pas toujours été tendre avec son jeune attaquant, n’hésitant pas à le renvoyer à Grand Rapids lors des premières saisons.  

Aujourd’hui, Blashill croit que son protégé peut atteindre le statut d’ailier d’impact.  

«Il a une chance de le prouver tous les soirs. Est-ce que je pense qu’il est prêt ? Oui, je crois qu’il est prêt. Il est prêt mentalement et physiquement. Il a ajouté du poids et des muscles au cours des dernières années. Il est maintenant un gros, gros, gros ailier, il patine très bien, il a un tir foudroyant, il a de bonnes mains et il fait de bonnes passes. Il a vraiment tous les outils pour connaître du succès dans la LNH.  

«Mentalement, il a eu des hauts et des bas, a-t-il continué. Il a traversé des périodes plus sombres. Je l’ai déjà dit dans le passé. Mais quand tu parviens à garder la tête hors de l’eau dans les périodes difficiles, ça fait de toi un meilleur joueur.»