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La CAQ hésite à intervenir pour faire respecter le français

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Après l’avoir dénoncé sur toutes les tribunes quand elle était dans l’opposition, la Coalition avenir Québec refuse maintenant de dire ce qu’elle entend faire du règlement sur l’affichage commercial en français mis en place par les libéraux en 2016.

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« Le règlement n’est rien d’autre qu’une échappatoire pour les entreprises qui s’affichent en anglais. Mettez une publicité en français dans la fenêtre ou un simple “Bienvenue” et on passe à un autre appel ! » s’insurgeait en 2016 la députée caquiste Claire Samson, alors porte-parole de la CAQ en matière de protection de la langue française.

Le règlement libéral n’allait pas assez loin, insistait la CAQ, qui promettait d’agir lorsqu’elle serait portée au pouvoir.

Deux ans plus tôt, le parti de François Legault avait aussi donné son appui à plusieurs éléments du projet de loi 14 du gouvernement Marois, qui modifiait la Charte de la langue française pour « renforcer le français comme langue commune de la société québécoise ».

Changement de ton

Menée au pouvoir l’an dernier, la CAQ a subitement changé de ton. Alors ministre responsable de la Langue française, Nathalie Roy hésitait à modifier la Loi 101. Mais elle promettait de s’assurer qu’elle est « appliquée de façon intelligente, avec fermeté ».

« Le visage linguistique dans l’affichage a changé, on respecte de moins en moins l’affichage [en français]. Ça me dérange profondément, et j’ai l’intention d’agir », affirmait-elle.

Le dossier a depuis été transféré à Simon Jolin-Barrette, à l’automne. Qu’entend faire le ministre responsable de la Langue française ? Difficile de le savoir.

« Nous sommes conscients qu’il y a du travail à faire et nous poursuivons nos réflexions », a indiqué une porte-parole du ministre, Élisabeth Gosselin. Son bureau n’a pas souhaité dire ce qu’il pensait du règlement actuel, mais promet de prendre « les mesures nécessaires » pour assurer le « rayonnement » du français.