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«Maléfique: Maîtresse du Mal»: Elle Fanning et la force d’accepter sa féminité

«Maléfique: Maîtresse du Mal»: Elle Fanning et la force d’accepter sa féminité
Adriana M. Barraza/WENN.com

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Elle Fanning et Angelina Jolie sont rejointes par Michelle Pfeiffer et Chiwetel Ejiofor dans «Maléfique: Maîtresse du Mal», suite de l’examen des relations entre Maléfique et Aurore.

L’histoire se déroule cinq ans après les événements du premier volet, «Maléfique». Le prince Philippe (Harris Dickinson) demande Aurore (Elle Fanning), désormais reine des Landes, en mariage. La cérémonie doit être l’occasion d’unir les mondes des fées et des humains. Mais Maléfique ne voit pas l’union d’un bon œil. Si John (Robert Lindsay), le père de Philippe, est un homme intègre, sa femme, la reine Ingrith (Michelle Pfeiffer), a de sombres desseins.

Elle projette en effet de séparer Aurore et Maléfique, de faire dresser la marraine contre sa filleule. Arrive alors Conall (Chiwetel Ejiofor), qui fait découvrir à Maléfique l’existence de fées noires qui, comme elles, sont affublées de cornes.

«Maléfique: Maîtresse du Mal»: Elle Fanning et la force d’accepter sa féminité
AFP

Une nouvelle féminité

«Je crois qu’Aurore symbolise le Bien, la gentillesse et l’acceptation, autant de qualités montrées dans le premier film où elle est beaucoup plus jeune et innocente. Elle vit entre deux mondes, elle est humaine, mais aussi reine des Landes. Elle vit en totale harmonie avec les deux univers et ne comprend pas pourquoi tout le monde ne peut pas vivre de la même manière», a expliqué Elle Fanning lors de la conférence de presse de présentation du film qui s’est déroulée à Los Angeles la semaine dernière.

«Dans le deuxième volet, elle a grandi et est désormais une jeune femme. Elle est beaucoup plus forte, ses convictions sont plus ancrées. Elle apprend également à devenir indépendante. J’aime beaucoup la manière dont la question de la famille est abordée, c’est très réaliste. On retrouve des éléments comme le fait de se séparer de ses parents, de quitter le nid, d’effectuer ses propres choix», a ajouté l’actrice.

«Aurore tient tête à Maléfique, un moment qui pourra être choquant pour les fans. Nous ne voulions pas qu’Aurore soit une guerrière en armure en train de manier l’épée. Je ne pense pas que ce soit dans sa vraie nature. J’ai d’ailleurs toujours été douce, voulu être maman, été féminine. Et il n’y a rien de mal à ça. Nous avons ainsi l’occasion de montrer la force d’accepter sa féminité. Et oui, Aurore fait tout cela dans une robe rose», a-t-elle souligné.

La thématique centrale de «Maléfique: Maîtresse du Mal» est la famille, un sujet cher à Angelina Jolie. Mais l’actrice ne s’est pas arrêtée à ce seul message.

«Lorsque Aurore et Maléfique sont devenues une famille, elles ne s’y attendaient ni l’une ni l’autre. Maléfique a été malmenée par la vie, elle avait perdu sa capacité à être tendre, à aimer, à être aimée. Je peux comprendre le personnage d’autant plus que je suis moi-même mère. Car l’amour d’un enfant a amené quelque chose dans ma vie qui m’a complètement transformée», a laissé savoir la star.

«Sans vouloir trop insister sur ce point, le film est rempli de métaphores. Aurore et Maléfique sont dressées l’une contre l’autre parce qu’elles ne sont pas pareilles. Et comme elles ne sont pas semblables, elles ne sont pas considérées comme une famille. Et cela me touche particulièrement. Maléfique se pose la question de savoir si elle est une bonne mère, si elle est une mère.»

«Il y a un toute une partie du film pendant laquelle Aurore et Maléfique se concentrent sur leurs différences. [...] Puis, le discours change et on finit par s’apercevoir que ce n’est pas comme ça qu’il faut vivre, que la diversité nous rend plus forts et qu’il faut se rassembler. Et nous nous unissons contre cette séparation. Pour moi, c’est un message très important.»

  • «Maléfique: Maîtresse du Mal» enchantera petits et grands dès le 17 octobre.

Six plateaux de décors

Tourné dans les studios britanniques de Pinewood, «Maléfique: Maîtresse du Mal» se déroule dans des décors grandioses. Le réalisateur Joachim Ronning voulait conférer à ce film un aspect plus réaliste.

«Nous voulions que le tout soit plus gros et mieux, mais, dans le même temps, nous devions respecter ce que le public avait aimé du premier volet. Notre but était donc de créer un univers et de le rendre encore plus immense et riche, un univers dans lequel on peut s’immerger», a-t-il indiqué en marge du tournage l’an dernier.

Ainsi, la ville d’Ulstead a été construite dans les studios, de même que le château, incluant les douves qui l’entourent, le hall d’entrée, la chapelle royale, etc., un cadeau pour les acteurs qui ont pu ainsi vivre dans le monde de leurs personnages. «En tant que réalisateur, c’était un luxe que de pouvoir marcher dans ce monde. Bien sûr, nous avons utilisé des écrans bleus et verts, des prises d’effets spéciaux, mais j’ai adoré les journées de tournage dans ces immenses décors.»

Des costumes pour 600 figurants

La costumière Ellen Mirojnic (dont on a pu admirer le travail dans «Le maître de la scène») a choisi des tissus et des coupes mélangeant le Moyen-Âge à la Renaissance.

C’est sous sa direction que son équipe, comprenant des teinturiers, des accessoiristes, des bijoutiers et des personnes responsables du vieillissement des tissus, a créé tous les vêtements de Maléfique, d’Aurore et de la reine Ingrith, ainsi que ceux de 600 figurants incarnant les villageois.

44 coiffeurs et maquilleurs

Responsable de la transformation des acteurs, Paul Gooch («Dumbo») a supervisé l’ensemble des opérations de son équipe composée de 44 personnes. Pour devenir Maléfique, Angelina Jolie a ainsi quotidiennement passé entre deux et trois heures dans la chaise de Toni G., son maquilleur personnel. Ed Skrein, qui incarne un méchant de la race des fées noires a dit, aux journalistes présents à Los Angeles, que «le premier test de maquillage et de prothèses auquel je me suis soumis a duré 10 heures et demie. À la fin, nous y arrivions en quatre heures et demie. Effectuer tout ce processus quotidien – mettre les oreilles, les pommettes, des morceaux de peau, les verres de contact – est une transformation physique et mentale complète.»

2168 effets spéciaux

C’est Greg Brozenich («Pirates des Caraïbes: la fontaine de Jouvence») qui a eu la responsabilité de donner vie aux idées les plus folles du réalisateur Joachim Ronning. Le gros des effets – au total, 2168 – a été créé pour la bataille du château d’Ulstead, dans laquelle la reine Ingrith utilise une arme secrète. Cette dernière est une espèce de poudre rouge qui détruit les habitants des Landes. C’est le cinéaste qui a pensé à cet effet visuel il y a deux ans en imaginant les bombardements alliés de Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale.

102 musiciens

Joachim Ronning a embauché le compositeur Geoff Zanelli, avec lequel il avait travaillé pour «Pirates des Caraïbes: les morts ne racontent pas d'histoires». Les pièces musicales ont été enregistrées dans les studios d’Abbey Road, à Londres, par un orchestre composé de 102 musiciens.