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Nordiques 1979-1980: le début de la fin pour Serge Bernier

Serge Bernier
PHOTO AGENCE QMI, OLIVIER THÉRIAULT Comme plusieurs anciens coéquipiers, Serge Bernier profite à fond des plaisirs du golf quand la belle saison s’amène.

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L’arrivée tant attendue des Nordiques dans la LNH a également marqué la fin de la vieille garde des mêmes Nordiques de l’AMH. Pour Serge Bernier, le grand jour est trop vite devenu celui de la fin.  

Le cinquième choix au total des Flyers de Philadelphie au repêchage de 1967 voguait sur un bel élan avec les Nordiques, après six saisons à Québec dans l’AMH.     

Il venait de récolter 230 buts et 566 points en 417 matchs dans l’uniforme qu’il défendait avec fierté. Il a même été nommé joueur par excellence des séries lors de la conquête de la Coupe Avco par les Nordiques, au printemps 1977.    

Serge Bernier
Photo d'archives

Après des séjours initiaux à Philadelphie et Los Angeles dans la LNH, la fusion de 1979 devait permettre à Bernier de relancer sa carrière dans le grand circuit. À 32 ans, toutefois, ce luxe n’aura duré qu’une saison et demie, en grande partie sabotée par les blessures.    

«J’étais en fin de carrière, mais, dans le feu de l’action, je ne me rendais pas compte de ça. J’étais convaincu de pouvoir jouer encore un bout, mais la vie en a décidé autrement», constate-t-il avec regret.    

«On était plusieurs dans l’équipe à provenir de l’AMH et on sentait qu’on avait tellement de choses à prouver, parce que plein de gens regardaient cette ligue de haut. Notre deuxième moitié de saison a été trop difficile.»    

Séparation douloureuse  

Comme quelques autres vétérans de l’époque, Bernier a vite senti qu’il ne faisait plus partie des plans de l’organisation, un fait qu’il digère tant bien que mal aujourd’hui.    

«Avant cette saison de 1979, je ne savais pas si j’allais rester à Québec, parce qu’il y avait toutes sortes de rumeurs de transactions. Quand j’ai su que je restais, c’était le bonheur. On avait une bonne équipe, on croyait en nos chances et on vivait un grand moment dans l’histoire du hockey à Québec.    

Serge Bernier
Photo d'archives

«Puis je me suis blessé à un genou et ça a été le début de la fin. La saison suivante, j’ai appris à l’aéroport, par un coéquipier, que j’étais mis au ballottage. J’ai été poussé à la retraite et j’aurais apprécié qu’on prenne la peine de me rencontrer, parce que j’ai toujours eu le logo des Nordiques tatoué sur le cœur», ressasse-t-il aujourd’hui.    

Rassemblement inoubliable  

Malgré tout, Bernier ne conserve certainement pas que de mauvais souvenirs de son passage dans la LNH avec les Nordiques, au contraire.    

L’attaquant n’est pas près d’oublier les festivités qui ont surchauffé la ville lorsque l'on a confirmé, après des années d’espoir, que l’équipe se joignait officiellement à la LNH.    

Serge Bernier
Photo d'archives

«C’était un gros party pour l’équipe et pour le monde, une telle nouvelle. On avait fêté ça en masse. Je me souviens encore du grand rassemblement où on avait été présentés devant beaucoup de monde. Marcel Aubut s’était présenté là tout fier, les bras en l’air. C’est loin, mais je me rappelle encore des photos dans Le Journal le lendemain matin.»    

SERGE BERNIER AUJOURD’HUI    

Natif du Bas-Saint-Laurent, Serge Bernier est retourné vivre dans son coin de pays après sa carrière. Il est établi à Rimouski depuis maintenant 30 ans. Après avoir travaillé dans le domaine de la restauration, il a œuvré pendant plusieurs années comme représentant aux ventes, jusqu’à sa retraite définitive l’an dernier.    

STATISTIQUES EN 1979-80        

  • Parties jouées: 32    
  • Buts: 8    
  • Passes: 14    
  • Points: 22    
  • Minutes de punition: 31        

CARRIÈRE LNH        

  • Parties jouées: 302    
  • Buts: 78    
  • Passes: 119    
  • Points: 197    
  • Minutes de punition: 234