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Des parents tannés d’attendre que la cour soit aménagée

Leurs démarches n’ont toujours pas abouti malgré les années qui passent

Cour d'école Mirabel
Photo Dominique Scali Derrière ces parents se trouve la partie rocailleuse du terrain où leurs enfants ont l’habitude de jouer. De gauche à droite : Marc Sauvageau, Patrick Gauthier, Anne-Marie Desormeaux, Mélissa Mercier, Catherine Labrie et Caroline Laporte. 

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Mains éraflées, leggings et pantalons déchirés. Des parents d’une école des Laurentides mobilisés depuis des années n’ont toujours pas réussi à faire en sorte que la partie en gravier de la cour soit aménagée.

« Cette semaine encore, une paire de pantalons y est passée », dit Mélissa Mercier, une des mères de l’école Mer-et-Monde à Mirabel.

Environ la moitié du terrain de jeu de cet établissement est asphalté et ressemble à la plupart des cours d’école, avec ses lignes peintes de couleur. Mais l’autre partie est constituée d’une étendue de « garnotte » et n’a jamais été aménagée.

Les jeunes ont accès à ce terrain pendant les récréations, car sans cela, les quelque 600 élèves se pileraient sur les pieds, expliquent les parents interrogés.

« Il y a plein de choses qu’on ne peut pas faire. Quand il pleut, on ne peut pas jouer au soccer [sur cette partie] parce que ça devient de la bouette », dit Evan Sauvageau, 7 ans.

De plus, les petites roches de la partie en gravier se retrouvent un peu partout et viennent obstruer la partie en asphalte du terrain.

La cour ne contient qu’un panier de basketball et une structure à ballon. Un module de jeu a été installé, mais à l’extérieur de la cour clôturée.

Des aménagements qui sont loin de la cour idéale, selon les critères retenus par les experts consultés par Le Journal dans le cadre de cette série d’articles, publiés depuis la semaine dernière.

Or, des parents se sont mobilisés pour que la cour de Mer-et-Monde soit améliorée dès l’ouverture de l’établissement, en 2012.

Depuis l’ouverture

« Ça fait huit ans que l’école existe et nos enfants jouent encore dans la gravelle [...] Il y a quelque chose quelque part qui se perd », dit Catherine Labrie, une des mères interrogées.

Selon la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN), ce dossier est un casse-tête technique, car la portion en gravier du terrain est sensible aux inondations et que la nappe phréatique est près de la surface, explique Nadyne Brochu, du service des communications.

Il y a au moins quatre ans, l’école a reçu un don de rouleaux de gazon synthétique, qui n’a jamais pu être installé en raison de l’irrigation du sol. Certains d’entre eux pourrissent encore derrière la clôture, a pu constater Le Journal.

« Ce dossier s’avère d’une complexité qui va au-delà de notre expertise interne ».

La CSRDN doit donc impliquer plusieurs experts, ce qui prend du temps, précise-t-elle. Un budget de 40 000 $ est d’ailleurs encore alloué au projet.

Des parents doutent toutefois que le projet ait toujours été considéré comme une priorité même si la question est ramenée à chacune des séances du conseil d’établissement, selon plusieurs membres interrogés.

« J’ai l’impression qu’on ne sert pas à grand-chose », avoue Mélissa Mercier.