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Le Canada passera-t-il à l’histoire?

La dernière victoire contre les États-Unis remonte à 1985

Le Franco-Ontarien Jonathan David s’attend à un match intense face aux Américains, mardi soir.
Photo d’archives Le Franco-Ontarien Jonathan David s’attend à un match intense face aux Américains, mardi soir.

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TORONTO | L’équipe masculine de soccer du Canada joue mardi soir l’un des matchs les plus importants de son histoire, récente ou pas, en recevant les États-Unis au BMO Field de Toronto dans le cadre de la Ligue des nations de la CONCACAF.

Les deux équipes se retrouvent au sein du même groupe que Cuba dans le groupe A de cette ligue qui en comporte quatre. Le Canada occupe actuellement le premier rang du groupe en vertu de ses deux victoires contre Cuba. La première a été acquise de façon très convaincante par la marque de 6 à 0, mais la seconde a laissé un goût amer en bouche puisque le pointage de 1 à 0 était bien en deçà des attentes.

Ce différentiel de but de plus 7 a été comblé en un seul match par les Américains qui ont dépecé les Cubains 7 à 0 vendredi dernier.

« C’est le match le plus important. On sait que ça va se jouer entre nous deux pour savoir qui aura la première place », a insisté Jonathan David, un jeune francophone d’Ottawa.

Longtemps

Pour la première fois depuis très longtemps, les Canadiens sentent qu’ils peuvent lutter avec leurs rivaux de toujours.

Notons pour la petite histoire que les Américains dominent les rencontres entre les deux nations avec une fiche historique de 14-8-11. La dernière victoire canadienne remonte au 2 avril 1985. La plupart des joueurs des deux formations n’étaient pas encore nés !

« Nous savons que ça fait très longtemps, mais nous savons aussi que nous avons un très bon groupe, que c’est un très bon moment », a affirmé David avec confiance.

« Le plus grand danger pour nous est de s’emporter, mais on sait aussi qu’avec une victoire, on peut allumer tout le pays », a souligné l’entraîneur-chef, John Herdman.

Enjeu

Au-delà de l’envie de mettre un terme à une séquence sans victoire qui dure depuis plus de trois décennies, les Canadiens sont conscients qu’ils jouent gros s’ils parviennent à remporter leur groupe de Ligue des nations.

« Nous connaissons l’enjeu, nous savons que nous pouvons améliorer notre position au classement de la FIFA et de la CONCACAF, ce qui pourrait simplifier notre route vers la Coupe du monde », a souligné David.

Tout ce que représente ce match fait en sorte que le travail de motivation de John Herdman est plutôt facile.

« Il y a tellement d’angles pour motiver les troupes avant ce match, mais tout revient au fait qu’ils sont affamés », a-t-il fait remarquer après l’entraînement, lundi soir.

« On n’a pas besoin de parler de l’importance du match quand on affronte les États-Unis, tout le monde comprend que c’est un match important », a insisté Samuel Piette.

Respect

Dans le camp américain, on sait que les Canadiens veulent tout donner dans ce match et regagner le respect.

« Ils semblent vouloir amorcer le match de façon très combative. Le stade sera vibrant et je crois qu’ils veulent en tirer avantage », a souligné Michael Bradley qui connaît bien le BMO Field puisqu’il évolue pour le Toronto FC.

« C’est une équipe qui est encore en train de prendre forme, le cœur de la formation est encore très jeune, mais il y a beaucoup de talent et plusieurs d’entre eux évoluent en Europe », a-t-il avancé de façon un peu paternaliste.

De son côté, l’entraîneur-chef Gregg Berhalter est enthousiaste en vue de la rencontre.

« C’est un match qui nous emballe, qui présente un beau défi dans un environnement intéressant. »