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Trump prêt à «détruire l’économie turque» si Ankara ne change pas d’attitude

Trump prêt à «détruire l’économie turque» si Ankara ne change pas d’attitude
AFP

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Le président américain, Donald Trump, a annoncé lundi qu’il signerait «bientôt» un décret autorisant des sanctions contre des dirigeants turcs en réponse à l’offensive d’Ankara contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

«Je signerai bientôt un décret autorisant la mise en œuvre de sanctions contre des dirigeants turcs [...] et toute personne contribuant aux actes déstabilisateurs de la Turquie dans le nord-est de la Syrie», a indiqué M. Trump dans un communiqué.

«L’offensive militaire turque met en danger des civils et menace la paix, la sécurité et la stabilité dans la région», a-t-il ajouté, évoquant de «possibles crimes de guerre».

Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs annoncé la fin «immédiate» des négociations avec la Turquie et la hausse des tarifs douaniers sur l’acier en provenance d’Ankara.

«Je suis totalement prêt à détruire rapidement l’économie turque si les dirigeants turcs poursuivent dans cette voie dangereuse et destructrice», a-t-il martelé, reprenant une menace déjà brandie ces derniers jours.

Dans ce court texte, M. Trump précise que les soldats américains qui se retirent actuellement de Syrie seront redéployés et «resteront dans la région» pour surveiller l’évolution de la situation et «éviter une répétition de 2014, lorsque la menace négligée de l’État islamique avait déferlé sur la Syrie et l’Irak».

Il précise par ailleurs qu’un petit groupe de soldats américains restera positionné dans la garnison d’At-Tanf, à la frontière jordano-syrienne, pour continuer à lutter contre les derniers éléments du groupe État islamique.

Depuis l’annonce il y a huit jours, dans une certaine confusion, du retrait de troupes américaines des abords de la frontière turco-syrienne, qui ouvrait la voie à une intervention militaire turque, le dirigeant républicain souffle le chaud et le froid.

Il martèle que les Américains doivent se désengager des «guerres sans fin» au Moyen-Orient et que s’occuper de ce qui se passe «à 11 000 km» des États-Unis n’est pas sa priorité, tout en multipliant les mises en garde contre son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.