/sports/football
Navigation

Une recette éprouvée pour vaincre les Chiefs

FBN-SPO-HOUSTON-TEXANS-VS-KANSAS-CITY-CHIEFS
Photo AFP Carlos Hyde est le plus récent tortionnaire de la défensive des Chiefs avec 116 verges et l’un des trois touchés au sol des Texans.

Coup d'oeil sur cet article

En cuisine, il faut parfois plusieurs versions d’une recette pour dénicher l’ingrédient clé. Dans la NFL cette saison, il semble maintenant que la recette pour venir à bout des Chiefs a été testée avec succès dès sa première application. Et voilà que les Texans viennent de la copier de manière impeccable pour remporter l’une des victoires les plus importantes de l’ère Deshaun Watson.

Drôle de hasard, mais ceux qui ont d’abord expérimenté en cuisine sont les ennemis et rivaux de division des Texans, les Colts. Dans leur victoire-surprise de dimanche dernier face aux Chiefs, ils ont couru dans la gorge de leurs adversaires, contrôlé le temps de possession et dominé la bataille sur la ligne offensive.

Idem, pour les Texans! Ceux-ci ont piétiné les Chiefs à l’aide de 192 verges au sol, dont 116 verges et un touché du porteur Carlos Hyde. Le comble, c’est que Hyde appartenait aux Chiefs avant qu’ils l’échangent aux Texans contre Martinas Rankin, un bloqueur marginal qui réchauffe le banc.

Les Chiefs, au contraire, ont été limités à 53 verges de gains au sol. De plus en plus, on constate que si le quart-arrière Patrick Mahomes ne sort pas ses plus sublimes tours de magie, l’offensive se retrouve vite dans le pétrin, son comité au sol n’étant pas efficace.

Cette approche payante a permis aux Texans d’éviter de perdre la face malgré trois revirements et 10 pénalités. Quand une équipe porte le ballon 41 fois contre 11, le temps de possession devient une donnée cruciale et, le cas échéant, les Texans ont outrageusement dominé en conservant la peau de cochon pendant 39 min 48 s.

Chapeau, la ligne offensive

Cela en dit aussi long sur l’amélioration notoire de la ligne offensive des Texans, tournée en ridicule depuis deux ans. Et cela en dit encore plus long sur les décisions de Bill O’Brien, dont les gestes ont été critiqués lorsqu’il a remodelé la ligne à sa façon.

Ce dernier a mis sa tête sur le billot en payant la lune pour obtenir les services du bloqueur Laremy Tunsil des Dolphins, mais Tunsil est aujourd’hui la pierre angulaire de l’unité de protection du joyau, Deshaun Watson.

Oui, le tribut à payer s’avérait lourd en choix au repêchage, mais les Texans ont un alignement pour gagner maintenant et la protection de Watson avait été honteusement négligée auparavant.

Les Texans ont aussi opté pour le bloqueur Tytus Howard au repêchage en première ronde, ainsi que sur le garde Max Scharping au deuxième tour. L’arrivée de Tunsil a permis aux deux recrues de performer à des positions où ils sont plus à l’aise.

Résultat, l’impensable se produit avec les Texans, qui n’ont concédé aucun sac du quart à leurs deux derniers matchs.

Gros gain

Pour les Texans, le plus satisfaisant est que malgré leurs trois présences en séries lors des quatre dernières saisons, ils ont trop souvent échappé ce genre de rendez-vous critique contre des adversaires de grande qualité. Même cette saison, une victoire de cette amplitude demeurait attendue.

Malgré des erreurs évidentes (deux interceptions et quelques passes hors cible), Deshaun Watson a été plus solide que son célèbre rival Mahomes dans les moments clés du match. Ce n’est là qu’un autre signe encourageant quand un quart-arrière démontre la capacité de se relever lorsque tout semble s’écrouler.

Quant aux Chiefs, si la défensive ne se ressaisit pas le moindrement après quatre matchs de suite à allouer plus de 180 verges au sol, il faudra dire au revoir aux aspirations de Super Bowl.

Les gagnants

Le duo Cousins et Diggs

Le quart-arrière avait été identifié comme le maillon faible des Vikings par le secondeur des Eagles Zach Brown. Cousins s’est vengé avec quatre passes de touché, dont trois à Stefon Diggs, qui n’a plus l’air trop malheureux.

Sam Darnold

Le quart-arrière des Jets est de retour et il a joué un rôle majeur dans la victoire-surprise des Jets avec 338 verges et deux passes de touchés. Pas de doute, il est guéri.

Lamar Jackson

Bon, c’était contre les risibles Bengals, mais quand même ! Un exploit est un exploit et Lamar Jackson, des Ravens, est devenu le premier quart-arrière dans l’ère du Super Bowl à passer pour plus de 200 verges et courir pour plus de 150 verges dans un même match.

Les Saints

Les représentants de La Nouvelle-Orléans ne passent clairement pas leur temps à profiter des petits bonheurs de Bourbon Street. Depuis la blessure de Drew Brees, ils sont toujours invaincus (4-0). La défensive joue du gros, gros football.

Les 49ers

Quelle défensive de feu ! Quatre sacs du quart, seulement 165 verges et 10 premiers essais concédés. Il n’y a plus l’ombre d’un doute sur le fait que les Niners sont très sérieux.

Les perdants

Jameis Winston

Le quart-arrière des Bucs est devenu le premier à commettre six revirements depuis Ryan Fitzpatrick en 2016. Charmante compagnie ! C’était son cinquième match d’au moins quatre revirements.

Baker Mayfield

La tenue de Baker Mayfield est franchement inquiétante pour les partisans des Browns, lui qui a lancé trois interceptions face aux Seahawks. Il en compte 11 cette saison, le plus haut total après six matchs pour un quart des Browns, depuis les 12 de Paul McDonald, en 1984.

Brian Flores

Certains diront qu’il tenait à gagner, mais en optant pour un converti de deux points plutôt qu’un botté de transformation en fin de match, il a privé les Dolphins d’une présence en prolongation qui aurait pu déboucher sur une victoire. On jurerait qu’ils font exprès.

Les Bengals

Tout n’est pas la faute d’Andy Dalton, évidemment. Sauf que la saison des Bengals est foutue et le rouquin ne les sortira visiblement pas du trou. En Ryan Finley, ils misent sur un réserviste recrue qui a bien fait en matchs préparatoires. C’est le temps de changer.

Marcus Mariota

Le grand espoir des Titans n’en est plus un. Le quart-arrière a fini sa journée sur le banc après deux interceptions et seulement sept passes complétées en 18 tentatives. Ça sent la fin d’une brève époque.

5 Jeux de la semaine

Les Dolphins l’échappent

FBN-SPO-HOUSTON-TEXANS-VS-KANSAS-CITY-CHIEFS
Photo AFP

Les Dolphins ont presque réalisé l’impensable en inscrivant le touché qui devait permettre de créer l’égalité et d’amener le match en prolongation face aux Redskins. Mais l’entraîneur-chef Brian Flores a décidé de jouer gros avec une tentative de converti de deux points qui a avorté quand Kenyan Drake (photo) a échappé la passe de Ryan Fitzpatrick. Existe-t-il une manière plus « Dolphinesque » de continuer de tout faire pour perdre ?

KJ Wright dit non

Dans une fin de match endiablée entre Seahawks et Browns, les deux rivaux ont obtenu leurs chances de l’emporter. Tirant de l’arrière par 32-28 avec 2 min 41 s à écouler au cadran, les Browns ont vu leur dernier espoir mourir quand une passe de Baker Mayfield a filé entre les mains du porteur Dontrell Hilliard pour aboutir dans celles du secondeur ennemi, KJ Wright. Fin des émissions et autre gaffe nauséabonde des Bruns...

Jeu truqué avorté

Lorsqu’ils tiraient de l’arrière 24-10 face aux Vikings avant la demie, les Eagles ont tenté une approche agressive pour réduire la marque, avec une feinte de botté de placement. Parfois le risque paie, parfois il avorte. La passe du botteur Jake Elliott a été interceptée par l’ailier défensif Everson Griffen. Un A aux Eagles pour l’approche, mais un F pour l’exécution boiteuse.

Échappé de Mahomes

S’il y a un jeu en particulier qui a coulé les Chiefs, c’est l’échappé de Patrick Mahomes en toute fin de première demie. Avec 16 secondes à jouer au deuxième quart, les Chiefs auraient dû se contenter de la prudence la plus élémentaire, mais Mahomes a mal paru quand Charles Omenihu lui a fait perdre le ballon. Sur le jeu suivant, les Texans inscrivaient un touché.

Zéro en quatre

Pas une, pas deux, pas trois, mais bien quatre ! À quatre reprises, la brillante défensive des 49ers a freiné les élans des Rams en situation de quatrième essai, dont une fois à la porte des buts. C’est clairement la différence dans ce match.