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Le chef du Bloc québécois ne veut pas participer à un gouvernement de coalition

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À moins d’une semaine de l’élection fédérale, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet a réaffirmé son intention de ne pas s’impliquer dans un gouvernement de coalition – advenant l'élection d'un gouvernement minoritaire – et de voter à la pièce les projets de loi déposés à la Chambre des communes.  

Le chef du Bloc québécois a accordé mardi au chef d’antenne de TVA Pierre Bruneau une entrevue de 30 minutes au cours de laquelle il a présenté les positions de son parti sur différents dossiers chauds.  

Gouvernement minoritaire  

Plus les sondages s’accumulent, plus la possibilité d’un gouvernement minoritaire semble grande à Ottawa. Pourtant, aucun parti ne semble vouloir collaborer avec le Bloc québécois.   

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«La décision n’appartient probablement pas aux partis politiques. Les Canadiens, Canadiennes, Québécois et Québécoises vont choisir la configuration du Parlement, rappelle M. Blanchet. Si [un gouvernement minoritaire] se présente, ils vont avoir besoin de collaboration.»  

Le chef du Bloc québécois a cependant refusé de préciser s’il préférait un gouvernement minoritaire libéral ou conservateur, répétant plutôt qu’il voterait toujours en conséquence des impacts d’un projet de loi sur le Québec.  

GNL Québec  

Le projet de GNL Québec est revenu dans l’actualité mardi après que des économistes l’eurent dénoncé, puisqu’ils l’estiment mauvais à la fois pour l’environnement et l’économie. Le chef du Bloc a de nouveau affirmé qu’il attendrait l’évaluation du BAPE avant de prendre position sur la question.  

«Comment peut-on avoir des mécanismes d’évaluation environnementale crédibles et ne pas attendre leur rapport avant de dire sa position? a raisonné M. Blanchet. Je n’ai pas de sympathie naturelle pour le projet GNL, parce que je n’ai pas de sympathie naturelle pour les hydrocarbures.»  

Laïcité de l’État  

Le chef du Bloc québécois entend utiliser une possible balance du pouvoir pour contrer les velléités d’un gouvernement fédéral de s’ingérer juridiquement pour s’opposer à la Loi sur la laïcité de l’État du Québec. «C’est beaucoup plus difficile pour les autres partis de faire obstacle à la loi 21 s’ils ne sont pas majoritaires, parce que le prix politique à payer est beaucoup plus important», note-t-il.  

Le français dans le Canada  

Le chef du Bloc se dit le frère de tous les francophones du reste du Canada et des Acadiens, et entend défendre leurs intérêts en matière linguistique.  

«Si les Franco-Ontariens étaient aussi bien traités que les Anglo-Québécois [...] ces communautés seraient prospères et culturellement beaucoup plus reconnues, mais elles sont constamment dans une position de défense», affirme-t-il.  

Le sort des aînés  

«Parmi les conditions qu’on a mises pour appuyer un discours du Trône, il y a la bonification du traitement réservé aux aînés», soutient M. Blanchet.  

Pour le chef du Bloc, «l’enjeu, c’est la préservation du pouvoir d’achat d’un groupe démographique important». Il s’agit pour lui d’une politique importante pour l’économie et la vitalité des régions, souvent plus touchées par le vieillissement de la population.  

Il s’engage également à appuyer des mesures pour la protection des fonds de pension en cas de faillite.  

«On a trop vu de retraités perdre leur avenir, perdre leur argent, parce que des entreprises font faillite ou partent sous un autre nom.»  

Cadre financier  

Une étude de l’Institut des finances publiques et de la démocratie de l’Université d’Ottawa estime que le cadre financier du Bloc québécois est un «échec» sur toute la ligne. M. Blanchet refuse cependant d’y accorder beaucoup de crédibilité.  

«On a déposé un cadre financier qui respectait entièrement les règles et on a eu le courage de le déposer avant le dernier débat, pour que ça puisse être discuté. Étrangement, les adversaires ne sont pas du tout venus sur notre cadre financier», argumente-t-il.  

Indépendance  

Le Bloc québécois s’est surtout positionné comme un parti nationaliste depuis le début de la campagne et Yves-François Blanchet reconnaît que l’élection actuelle n’est pas référendaire.  

«Je suis souverainiste, je suis indépendantiste. Je suis de l’école des René Lévesque, des Jacques Parizeau, des Bernard Landry. Ça ne changera jamais. Maintenant, je dois admettre que ça va être à la vitesse des Québécois et en répondant à leurs questions», explique-t-il.  

Le chef du Bloc demeure par ailleurs convaincu que l’idée de la souveraineté continuera de cheminer. «On ne sait jamais ce qui va se passer. [...] Quand le tiers de la population d’un territoire souhaite une idée, on n’a pas le droit de la laisser tomber.»  

Déclaration d’impôt unique  

Yves-François Blanchet a voulu rassurer les fonctionnaires fédéraux qui travaillent à Revenu Canada au sujet de la création d’une déclaration d’impôt unique. «Il n’y a que les libéraux qui prétendent qu’il y aura des pertes d’emploi, soutient-il. Avant d’écouter les libéraux, je questionnerais leur bilan. Ce gouvernement n’a pas payé ses employés depuis des années. Il n’est pas capable de faire des talons de paie qui tiennent la route.»