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«Ce sera un combat difficile»

Gvozdyk s’attend à une grosse soirée de travail contre Beterbiev vendredi

Champion des mi-lourds de l’IBF, Artur Beterbiev tentera de ravir à Oleksandr Gvozdyk la ceinture du WBC, vendredi.
Photo d’archives, AFP Champion des mi-lourds de l’IBF, Artur Beterbiev tentera de ravir à Oleksandr Gvozdyk la ceinture du WBC, vendredi.

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PHILADELPHIE | Pour une rare fois au cours des dernières années, on aura droit à un combat d’unification dont les négociations n’ont pas été compliquées. Oleksandr Gvozdyk n’a pas reculé lorsqu’on lui a offert la chance d’affronter Artur Beterbiev.

« Mon rêve est de devenir le champion incontesté des mi-lourds », a affirmé Gvozdyk, qui est champion WBC des mi-lourds.

Vendredi, c’est la première étape.

« Je sais que les amateurs voulaient ce combat et non un combat entre un champion et un faire-valoir. Ce sera un combat difficile, un gros défi. »

Pour l’emporter, il devra garder

Beterbiev au bout de son jab. De cette manière, il se tiendrait loin des coups de puissance du champion IBF et il aurait le contrôle des échanges. Une recette qu’il avait bien exécutée lors de sa victoire contre Adonis Stevenson.

« On n’a pas établi la même stratégie, a indiqué l’entraîneur de Gvozdyk, Teddy Atlas. Si la porte s’ouvre, il faudra qu’Oleksandr profite de l’occasion qui s’offre à lui, et ce, peu importe le moment du duel.

« Oleksandr a un bon jugement et un bon instinct dans le ring. Par contre, il sait qu’il faudra éviter d’être trop gourmand contre un boxeur de la trempe de Beterbiev. Je crois qu’on aura droit à un duel différent de celui contre Stevenson. »

« Dictateur intelligent »

Gvozdyk avait changé d’entraîneur pour son combat de championnat du monde contre Stevenson. Il a eu la main heureuse en choisissant Atlas, qui l’a mené vers la victoire la plus importante de sa carrière.

« Je l’ai aimé dès notre première rencontre et c’est une sorte d’entraîneur en voie d’extinction, a précisé Gvozdyk. Il est intelligent et il est toujours concentré 100 % sur sa tâche.

« Il est méticuleux dans tous les aspects. Il fait très attention aux détails, qui sont très importants à mon niveau. C’est un dictateur intelligent. C’est ce dont j’avais besoin à ce stade de ma carrière. »

Atlas a fait de bonnes choses depuis le début de son association avec Gvozdyk. Il a été en mesure de maximiser les qualités du boxeur tout en peaufinant certains aspects de sa technique.

« Il se fait moins frapper qu’auparavant. C’est un bon point de départ, a souligné l’entraîneur. Il évite mieux les coups de puissance. Par contre, au cours de la dernière année, ma plus grosse mission a été de lui trouver une vraie identité. »

Le passé est le passé

Comme on le sait, Gvozdyk et Beterbiev ont croisé le fer dans les rangs amateurs en 2009. Beterbiev avait signé une victoire convaincante.

« Ce combat ne m’a pas vraiment aidé pendant le dernier camp d’entraînement, a souligné Gvozdyk au sujet de sa défaite. Plusieurs personnes en parlent, mais ça s’est déroulé il y a 10 ans.

« À ce moment-là, il était meilleur que moi. Point à la ligne. Aujourd’hui, nous sommes des boxeurs différents dans un niveau qui l’est tout autant. »


Gvozdyk a tenu la majorité de son camp d’entraînement dans l’est des États-Unis alors qu’il réside en Californie. Une stratégie visant à combattre le décalage horaire, mais aussi à isoler le champion WBC des mi-lourds de toutes les distractions possibles.